François Garde
« La loi référendaire (issue des accords Matignon-Oudinot) est d’abord une loi de provincialisation. Elle n’a pas été la première à créer des collectivités entre le territoire et les communes, mais c’est seulement avec elle que ces collectivités ont réellement fonctionné. Outre Nouméa, Koné pour le Nord et Lifou pour les Iles sont devenus des lieux de pouvoir, où se réunissent des assemblées dotées d’importants pouvoirs et de budgets conséquents, où travaillent des administrations aux larges compétences, où sont prises au quotidien les décisions publiques qui influencent directement la vie des habitants.
« La réussite de la provincialisation est attestée par les choix faits dix ans après. La loi organique (de l’accord de Nouméa) reprendra l’essentiel des dispositions relatives aux provinces contenues dans la loi référendaire. C’est par rapport à l’expérience développée pendant dix ans, soit par imitation, soit par réaction, qu’a été conçu le projet politique de l’accord de Nouméa. »
2004
Samuel Hnepeune
« Les accords Matignon, la mise en place des provinces sont un passage rapide, voire brutal, d’une revendication politique avec de l’action, des tensions entre les populations, à une gestion institutionnelle
et à une époque où le destin des Iles se décide aux Iles.
« Les orientations en matière de développement économique, d’infrastructures publiques, de santé, de politique sociale, de formation et d’insertion professionnelle, de politique culturelle : tout cela se décidait avant à l’Assemblée territoriale, à Nouméa.
Depuis la provincialisation, toutes ces orientations sont définies par une assemblée de province composée d’élus des Iles. »
Lifou - 2008
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