| L’enjeu de l’environnement |
L’usine du Sud, si elle a un impact considérable sur le développement économique calédonien, a également suscité une montée en puissance de la préoccupation environnementale. Marquée en son temps par des casses et des actions musclées, elle a fini par emprunter le chemin d’un dialogue qui n’a pas encore atteint le bout du tuyau malgré les précautions prises par la province Sud en termes d’expertises scientifiques extérieures et l’affirmation forte que « le doute profitera à l’environnement ».
Ce dossier rude a pour contrepoint le projet de classement du récif calédonien au patrimoine de l’Unesco, sous la forme d’un bien en série, avec deux zones par province. L’un des sites retenus, et qui fera comme les autres l’objet d’une gestion participative, concerne justement le lagon sud, avec une zone tampon incluant le grand tuyau, l’île Ouen et le canal Woodin. Un bon moyen, au fond, de permettre une surveillance accrue du respect des obligations environnementales imposées à Goro Nickel. La réponse de l’Unesco est attendue en juillet. Un avis favorable, de bon augure, a déjà été donné par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
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