La reconnaissance de l’identité kanak ne tient pas toute dans l’ADCK et le centre Tjibaou. Elle s’exprime au travers d’autres outils variés. Au plan institutionnel, par le Sénat coutumier, émanation des huit aires culturelles.
Au plan linguistique, par la création en janvier 2007 d’une académie des langues dont quatre sections régionales doivent ouvrir cette année dans les aires Drehu, Djubéa-Kapone, Ajié et Païci. Au plan scolaire, par l’introduction des langues vernaculaires à l’école, et par la refonte des manuels d’histoire-géo du primaire qui intègrent même des dossiers en langue.
Au plan cultural par un conservatoire de l’igname, chargé de la préservation du tubercule qui fonde les échanges coutumiers.
Au plan juridique, enfin, par la mutation du PV de palabre. Une « révolution pour les populations kanak » puisque la rédaction de ces procès-verbaux essentiels, assurée depuis toujours par les gendarmes français,
va passer en septembre prochain sous la responsabilité de seize « officiers publics coutumiers ». Des agents assermentés, issus du monde kanak, mais formés au droit et aux procédures civiles, à la médiation pénale et à la sociologie.
Une évolution directement issue de l’accord de Nouméa.
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