| Le lagon expliqué aux délégués de classe |
Après avoir travaillé sur l’eau douce en 2006, exploré la mangrove, l’année dernière, les délégués de classe du collège public poursuivent leur voyage au fil de l’eau. Cette année, ils s’intéressent au lagon.
Avec le personnel de la vie scolaire de l’établissement, à l’origine du projet, les délégués de classe ont accueilli Julien Barraultdu centre d’initiation à l’environnement (CIE), dans le cadre de leur étude du lagon.
La séance a démarré par des généralités sur l’environnement, la biodiversité, la chaîne alimentaire et l’écosystème. Les élèves ont ensuite pu étudier le lagon à travers différents écosystèmes sous-marins présents en Nouvelle-Calédonie. Mangrove, herbiers, récifs ou espèces animales emblématiques n’ont désormais plus de secret pour eux.
Ils savent aussi comment se sont formés les 40 000 km de lagon calédonien. Ils ont appris que la plus grande barrière de corail continue au monde, 1 600 km, abrite une biodiversité exceptionnelle avec 1 600 espèces de poissons et 300 espèces de coraux, et un taux d’endémismeé de 10 %.
Autres chiffres qui leur ont permis de mieux mesurer la fragilité de ce milieu : dans le monde, 70 % des coraux sont morts ou en mauvais état, 80 % de la population de requins blancs a disparu en quinze ans, tortues, dugongs ou baleines sont désormais des espèces menacées. De plus, toutes ces espèces ont une croissance ou un taux de reproduction très limités : en moyenne un centimètre par an pour le corail, un bébé tous les quatre ans pour les dugongs et un œuf de tortue sur mille atteindra l’âge adulte… De quoi mieux comprendre les différentes interdictions ou restrictions de pêche et les fortes amendes mises en place par la Nouvelle-Calédonie pour protéger ce patrimoine naturel.
Enfin, les élèves sont passés aux exercices pratiques grâce à des activités ludiques avant de visionner un court film présentant les menaces auxquelles le milieu marin doit faire face : pêche intensive, activités humaines, agricoles ou minières, urbanisation des côtes, déforestation… autant de dangers qui mettent en péril le lagon.
Après cette matinée riche en informations, les petits écolos en herbe sont prêts à accueillir le Livre bleu. Ils pourront apporter, en toute connaissance de cause, leur soutien au projet d’inscription de leur lagon au patrimoine mondial de l’Unesco.
Et charge à eux, désormais, de transmettre le message à leurs parents et à leurs camarades de classe en réalisant une exposition qu’ils finaliseront après avoir visité l’aquarium de Nouméa et le platier de Ghio à Nakéty.
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