Quelques jours après les Journées mondiales de l’environnement, la province Sud a organisé une opération de reboisement. Trois cents arbres ont été plantés sur le site de Netcha.
Septembre 2007, un feu ravage le site de Netcha, placé non loin des chutes de la Madeleine. Une catastrophe écologique au regard du nombre d’espèces endémiques de cette réserve botanique provinciale. Pour éviter que les espèces envahissantes, tel le pin des Caraïbes, ne viennent s’étendre sur ce terrain et ne condamnent définitivement la repousse du maquis minier, la direction de l’environnement de la province Sud a organisé, récemment, une opération de reboisement.
Trois cents plants ont été transportés, depuis les serres de Goro Nickel jusqu’à Netcha. Là, les attendaient une cinquantaine de personnes,
venues, bénévolement, replanter ces espèces endémiques.
Dans une ambiance bon enfant, les agents de la province Sud et les bénévoles, invités, ont été initiés au reboisement. Quelles espèces pour quels espaces ? « Sur les zones planes, on plante des néocallitropsis, une espèce rare et menacée, explique Caroline Groseil du service des milieux terrestres à la direction de l’environnement, sur les pentes, plutôt des kaoris. »
« La protection de l’environnement est devenue un vrai problème de société »
Des bois bouchon, espèce très sensible, ont également été repiqués. En tout, sept espèces différentes ont retrouvé le sol calédonien. Certaines ont bénéficié d’engrais ou d’hydrorétenteurs, « destinés à retenir un volume d’eau dix fois supérieur » qu’en situation naturelle.
Cette opération va permettre au site de retrouver, à moyen terme, son caractère naturel. « Lorsqu’un incendie ravage un sol, il faut compter une dizaine d’années pour que la végétation de niveau deux - il existe trois niveaux - recommence à pousser et ce, en admettant que les espèces envahissantes n’aient pas pris la place. »
En l’espace d’une heure et demie, la cinquantaine d’apprentis jardiniers avait replanté la totalité des plants. Une action rapide, aidée par Dame Nature qui avait concédé quelques gouttes de pluie la veille. « Le sol était mou, c’était plus facile. »
Profitant de cette journée, les agents de la DENV ont rappelé aux personnes présentes leur rôle : préservation de la biodiversité, lutte contre les espèces envahissantes et les incendies, plan de gestion terrestre et valorisation des espaces. Une randonnée a d’ailleurs été organisée pour les plus courageux sur le GR1.
« C’était une très belle journée, confie Caroline Groseil, il y avait des gens de tous les âges et de toutes les ethnies. Cela montre bien que la protection de l’environnement est devenue un vrai problème de société. »
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