Pouébo se prépare à célébrer son fruit star avec la douzième édition de la Fête du mwata. Poingo ou dessert, en mwata ou naturelle, la banane se déguste dans tous ses états, ce week-end, sur la plage de Saint-Mathieu.
Grâce à la Fête du mwata, Pouébo a fait de sa principale ressource économique un atout touristique. « La banane, c’est notre seule richesse, alors on la met en valeur », explique Grégoire Boiguivie, le président du comité d’organisation de la Fête du mwata. Douze ans après sa création, la manifestation attire des centaines de curieux. « Il y a des gens de partout qui viennent nous voir, c’est ce qui fait son originalité », souligne Grégoire Boiguivie, le président du comité d’organisation. Cette année, il y aura même une délégation du Mont-Dore, des danseurs d’Ouvéa et de Bélep.
Économiquement, la Fête du mwata permet de « faire quelques pièces avec les ventes ». Mais il faut bien reconnaître que la plupart des producteurs de la commune n’attendent pas ça pour vivre. « On n’a même plus de bananes, explique l’une des mamans de la tribu de Tchambouen. On a tout vendu au colporteur. Lui, il passe toutes les semaines alors que la fête, c’est une fois par an. » Qu’on se rassure, certains ont tout de même gardé de beaux régimes et les mamans préparent depuis plusieurs jours les mwatas qui seront dégustés tout au long du week-end.
Au-delà des dégustations, cette grande fête est une occasion unique de découvrir des disciplines insolites comme le concours du plus gros mangeur de bananes ou encore, le prototype 2015. Il s’agit de fabriquer des chevaux avec des feuilles de bananier. Uniquement en découpant la plante jusqu’au cœur. Plus classiquement, les touristes pourront découvrir l’artisanat local comme, par exemple, les sculptures de pierre à savon. Cette année, le prix de la banane sera compris entre 100 et 150 francs le kilo. La Fête du mwata, en revanche, c’est gratuit.
|
Sur le même sujet |
|
|
 |
Dans la même rubrique |
|
|
 |
A la une |
|
|
 |
|