| Confronter les expériences |
Une rencontre entre éleveurs australiens et calédoniens, initiée par l’UPRA bovines, s’est tenue mardi sur la station d’élevage SCA Ouazangou. Objectif : échange de savoir-faire pour l’amélioration de la qualité et de la rentabilité du cheptel calédonien.
« Après les années que l’on a connues, il faut reconstruire notre filière bovine dans la modernité. Ce qui est intéressant c’est que les Australiens sont des gens qui manipulent énormément de troupeaux à une échelle beaucoup plus importante que la nôtre. Et ils ont une expérience beaucoup plus conséquente que nous. Pourquoi se priver dès lors d’aller chercher chez eux ce qu’ils font de bien pour le ramener chez nous ? », s’est interrogé tout haut Guy Monvoisin, président du syndicat des éleveurs de Nouvelle-Calédonie. Et d’enchaîner : « D’autant que concernant les conditions d’élevage, il y a pas mal de similitudes entre eux et nous. » Et de conclure : « Ce ne peut être qu’intéressant d’avoir à deux heures et demie d’avion des gens chez qui on peut trouver des choses qui vont améliorer les performances de nos troupeaux. »
Dans le cadre d’un travail mené en amont depuis dix ans, l’UPRA bovines a invité des éleveurs-sélectionneurs réputés ainsi que deux membres du gouvernement australien chargés de l’agriculture, afin de rencontrer les éleveurs calédoniens. « Ces éleveurs nous fournissent en génétique, précise Christophe Verkimpe, directeur de l’UPRA bovines. C’est chez eux que nous achetons nos semences pour les inséminations artificielles en Brahman, Santa Gertrudis… Nous avons été sensibilisés sur l’importance de sélectionner nos reproducteurs d’après leur fertilité. Le but aujourd’hui, c’est de montrer aux éleveurs sélectionneurs mais aussi aux utilisateurs de génétique calédoniens comment cela se passe. »
« L’importance de sélectionner nos reproducteurs d’après leur fertilité »
La présence de ces éleveurs australiens parmi plus d’une quarantaine d’éleveurs calédoniens et membres de la DDEE et de la Chambre d’agriculture de Nouvelle-Calédonie à la station SCA Ouazangou, de René Marlier, a permis de pratiquer des échanges interactifs. « On a voulu toucher et sensibiliser le maximum d’éleveurs. Pour ce faire, nous avons organisé deux journées portes ouvertes. Une, samedi dernier chez Ghislain Santacroce, l’autre ici à Ouazangou », commente Christophe Verkimpe.
À travers différentes manipulations (écornage, marquage, mesure du diamètre pelvien et tests de fertilité des reproducteurs), chacun a fait part de sa propre expérience, le but étant « d’améliorer la rentabilité et la qualité des élevages. Car ce qui compte pour les Australiens comme pour les Calédoniens, c’est de faire des bénéfices », conclut Christophe Verkimpe.
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