| Une plus grosse enveloppe |
Païta applique désormais le contrat d’association signé entre l’Etat et la Direction de l’enseignement catholique (Ddec), en finançant les dépenses de fonctionnement des classes élémentaires dans le privé. Un avenant voté jeudi précise le dernier versement de l’année.
Ambiance potache, jeudi soir, en mairie de Païta. Pendant qu’Harold Martin était pris ailleurs par des négociations avec des fonctionnaires en grève, sa deuxième adjointe, Jacqueline Cottin, et le secrétaire général, Joël Sastourné, menaient une séance de conseil municipal placée sous le signe du bon mot.
Le fond était plus sérieux. Les élus ont régularisé la mise en œuvre pour 2008 du contrat d’association que l’Etat a conclu, en juin 2007, avec la Direction diocésaine de l’école catholique (Ddec). En mars dernier, la commune était parmi les premières à le faire vivre, c’est-à-dire à prendre à sa charge les dépenses de fonctionnement matériel pour les classes élémentaires du privé, à savoir de Luc-Amoura 1 et 2, dans les mêmes conditions que celles du public.
Mais cette convention de forfait communal a été signée si tôt que le compte administratif 2007 n’avait pas été adopté et qu’on ignorait les effectifs officiels des écoles. Le dispositif est donc entré en vigueur avec une enveloppe prévisionnelle de 2,8 millions de francs pour chacun des trois premiers trimestres.
La délibération adoptée jeudi à l’unanimité régularise le dernier versement par un avenant à la convention. D’après le compte administratif, le fonctionnement matériel des classes élémentaires publiques a coûté en 2007 22,9 millions pour 910 élèves. Soit environ 25 000 F par enfant.
Comme la Ddec scolarise dans les mêmes proportions 460 écoliers domiciliés sur Païta, le forfait communal se monte à environ 11,6 millions. Pour normaliser tout ça, le dernier règlement se montera à presque 3,2 millions.
En 2009, le fonctionnement sera encore différent. La mise en œuvre du contrat d’association doit monter en puissance de façon à ce que ce forfait versé par la ville couvre aussi la rémunération des employés de collectivité. Le coût moyen devrait alors atteindre 60 000 francs par écolier.
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