Une vingtaine de parents d’élèves du groupe scolaire de la Tamoa ont une nouvelle fois manifesté, hier matin. Inquiets des récentes traces de salmonellose trouvées dans le poulailler voisin et du déménagement de l’école promis par la municipalité et dont ils n’ont aucune nouvelle.
Cette fois, ils n’étaient pas nombreux. Et un rien démotivés. En ce mercredi matin, jour de rentrée scolaire après les vacances de la Toussaint, seule une vingtaine de parents d’élèves, se sont retrouvés devant le portail du groupe scolaire de la Tamoa pour manifester à nouveau.
En mai dernier, les parents d’élèves avait dénoncé les conditions dans lesquelles leurs enfants travaillaient en classe (les Nouvelles du 15 mai).
A commencer par les mouches, qui s’agglutinaient sur les repas à la cantine et les mauvaises odeurs mises sur le compte du poulailler voisin et les boulettes de poissons fabriquées à la provenderie du groupe Saint-Vincent, mais aussi le bruit et la prolifération des rats.
Six mois plus tard, les parents sont toujours aussi inquiets. Inquiets au sujet d’un mot d’un médecin de la direction provinciale de l’action sanitaire et sociale (Dpass), adressé aux parents le 28 octobre dernier par la voie du cahier de liaison, jour de l’euthanasie des poules (les Nouvelles du 29 octobre).
« On nous y indique qu’une épidémie de salmonellose s’est déclenchée dans le poulailler d’à-côté, s’énerve Sandrine Perrier, présidente du comité baptisé « Défense et promotion de la santé des élèves», que la maladie peut être transmise à l’homme par les mouches, qui peuvent déposer des salmonelles sur les aliments. Ça n’a rien de rassurant, surtout que lorsque c’est arrivé, il y avait des centaines de mouches. Et les moustiquaires n’avaient toujours pas été posées.»
« Je n’ai qu’une envie : enlever ma fille de cette école »
Elles l’ont été très récemment pendant ces vacances. « On attend toujours la climatisation dans toutes les salles de classe, renchérit la présidente du comité, des locaux poubelles, des rideaux occultants à cause du bruit et de la poussière causés par les camions de la provenderie qui passent. »
Depuis, la ferme avicole a fermé, mais leur peur porte surtout sur l’absence de nouvelle quant au déplacement de l’école. « On nous a dit d’ici deux ans. Mais on ne sait toujours pas où, à part qu’à la Tamoa, il est difficile de trouver un hectare et demi de terrain non inondable, nous a dit le maire. Nous craignons que le projet reste en suspens. » Récemment, le conseil municipal a validé la rétrocession par l’ Adraf d’un terrain de 10 hectares à la Tamoa, dont un hectare prévu pour un groupe scolaire. « Il s’agit d’une rétrocession prévue de longue date », indique Sébastien Jalet, directeur des services techniques.
Partis ensuite à la mairie, les manifestants ont obtenu un rendez-vous avec le directeur de cabinet du maire, fixé à vendredi matin.
Les inscriptions qui s’ouvrent aujourd’hui pour la rentrée 2009 feront-elles le plein à la Tamoa ? Pas si sûr. Certains parents ont déjà pris leur décision, comme Manuella, habitante du col de la Pirogue. « C’est la première année que ma fille est dans cette école, mais au regard du mot de la Dpass, je n’ai qu’une envie, l’enlever de cette école et ne pas y mettre sa petite soeur.»
|
|
|
|
|
|
|
Dans la même rubrique |
|
|
 |
A la une |
|
|
 |
|