Inauguré le 7 novembre, le Parc des grandes fougères ouvre ses portes au public ce vendredi. Il s’étend sur 4 500 hectares de forêt humide, riche en diversité botanique et zoologique. Il court sur les communes de Farino, Sarraméa et Moindou et va faire sans nul doute le bonheur des visiteurs proches de la nature.
Inauguré la semaine passée par les maires de Moindou, Farino et Sarraméa, en présence d’Yves Dassonville, le haussaire, de Philippe Gomès, président de la province Sud, et d’un parterre de personnalités, le Parc des grandes fougères ouvre aujourd’hui ses portes au public.
Ce vaste espace de 4 500 hectares s’étend sur les communes de Farino, Moindou et Sarraméa. Il abrite l’une des plus belles forêts humides du territoire avec sa grande diversité botanique, fougères, palmiers, conifères, orchidées… Et zoologique, tous les oiseaux du Caillou y nichent.
Vendredi dernier, une centaine d’invités ont assisté à la cérémonie officielle du ruban qui s’est déroulée à l’entrée du site, sur la commune de Farino. Puis a eu lieu le traditionnel geste coutumier présenté à Mathieu Hoveureux, petit chef de la tribu de Table-Unio, Cyril Thiamea, représentant de la tribu de Méchun, Kawa Berger, le grand chef de Sarraméa, et Eugène Meyou, conseiller coutumier de la région de La Foa.
Les officiels ont ensuite pris la parole pour faire l’historique de ce parc et situer les enjeux économiques du projet. Ghislaine Arlie, maire de Farino, parlant également au nom de ses collègues, a rappelé que ce parc a été mis en place pour un développement économique durable des trois communes.
« Le parc va permettre de créer de multiples emplois pour nos populations »
« Dans l’immédiat, a-t-elle souligné, non seulement ce parc va sauver et valoriser cette magnifique forêt, mais en plus il va permettre de créer un développement économique, source de multiples emplois pour nos populations et surtout pour nos jeunes. » Elle caresse aussi l’espoir que, dans un futur proche, un pôle sur la biodiversité, un lieu de connaissances et d’informations mais aussi de recherche et d’expérimentation, puisse être créé sur ce site. Corinne Voisin, présidente du conseil d’administration du syndicat mixte des Grandes Fougères, a quant à elle rendu un hommage particulier à Christophe Lambert, le directeur du syndicat, pour son investissement personnel, et à Florus Nestar, l’ancien commissaire délégué qui s’est également beaucoup impliqué pour que ce projet se réalise.
Le Parc des grandes fougères, qui a déjà permis le rapprochement de toutes les communautés autour de la nature, n’est pas, contrairement au Parc de la rivière bleue, un patrimoine qui sera géré uniquement par la province Sud. « Pour la première fois en Nouvelle-Calédonie, la gestion et l’aménagement d’une aire pour la protection de l’environnement sont confiés à un établissement public : le syndicat mixte des Grandes Fougères regroupant les forces vives du coin » s’est d’ailleurs félicité Philippe Gomès.
Pour accompagner le développement économique en périphérie du parc, notamment l’écotourisme, l’OGAF (Opération groupée d’aménagement foncier), avec des fonds d’État, a été constituée et s’occupera de tout coordonner et de préparer les populations à entrer dans le dispositif.
À l’issue de l’inauguration, Christophe Lambert a fait une brève présentation du parc et des personnels qui vont opérer sur le site. Les personnes présentes ont été ensuite conviées à faire une petite balade sous la conduite des guides formés et agréés.
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