Pour sa troisième édition, la Journée des artistes a été marquée, samedi, par l’absence notable du monde artistique calédonien.
La Journée des artistes calédoniens s’est ouverte samedi en présence des responsables des institutions et notamment Régis Vendegou, directeur de la DACC, et Sylvain Pabouty, directeur de cabinet de Déwé Gorodey, vice-présidente du gouvernement. Pour sa troisième édition, elle a été accueillie par les délégations du Nord, au lycée agricole et d’enseignement général de Pouembout.
Pour cette dernière journée de bilan censée marquer la fin de la mandature de l’actuel gouvernement, abordant des thématiques d’importance telles que la création d’une grande salle de spectacle à Païta ; un centre d’art à Koné (école d’arts multiples) et le statut des artistes, les chantiers restent à ouvrir…
Seul jusqu’ici, le Centre culturel de Koné, dont la première pierre a été posée il y a un mois, est une réalité. Le manque de communication sur la tenue de cet événement, les relais contactés trop tardivement sur le terrain ont provoqué l’absence notable du monde artistique calédonien. Samedi, la SACENC (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique de Nouvelle-Calédonie), représentée par Alain Lacante, en qualité de vice-président, a présenté son bilan annuel et les perspectives envisagées, à l’assemblée. Jean-Marc Ventoume, directeur de Poemart, une toute nouvelle association créée en décembre 2007, a présenté le travail promotionnel des artistes musicaux calédoniens. Cette association, Pôle d’export de la musique et des arts calédoniens, a montré son dynamisme en évoquant sa participation à des festivals en Métropole et à l’étranger, et sa volonté de promouvoir les artistes, notamment au travers de la revue Endémix.
L’implication des uns et des autres doit être revue à la hausse
Si la culture calédonienne est souvent mise en avant dans le cadre d’une réalité d’un destin commun, l’implication des uns et des autres doit être revue à la hausse. Il reste néanmoins que la trentaine de personnes présentes, en débattant ensemble, ont tenté d’imaginer une entité culturelle propre au territoire et bénéficiant à toutes les provinces.
En toute fin de journée, s’est tenu un concert au centre culturel provincial. Tous les genres de musique en vogue étaient représentés. Du bambou tempéré d’Hervé Le Creen et ceux de Xoobwen Fwada, avec la présence du musicien malgache Doné Andriambaliha, en passant par le jazz de Michel Benebig, pour s’achever par du kaneka, offert par le groupe Kweo, de Houaïlou. Là encore la promotion a péché au vu du peu d’affluence à cette manifestation.
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