| Le nââ kwenyii proche de l’écrit |
Maria Angert-Poirson et Fabrice Wacalie sont venus vendredi présenter le projet aux responsables de l’enseignement et à l’association des parents d’élèves.
Maria Angert-Poirson, de Goro Nickel, et Fabrice Wacalie, premier étudiant à défendre une thèse en nââ numèè (langue de Yaté) avaient déjà présenté aux notables le projet de préservation des langues vernaculaires. Encore au stade de « la codification de l’écriture qui doit être acceptée par tous les locuteurs », la responsable du projet a présenté à Annick Sadimoen, la directrice de l’école primaire, les affiches et les jeux qu’elle aimerait donner aux enfants.
Dans le but de rattraper l’avance prise par Yaté, un comité de validation devrait bientôt voir le jour à Kunié afin « d’associer au mieux les populations, les plus à même de dire si ce que (nous) proposons est représentatif des choses qu’elles veulent nommer ».
Uniformiser l’orthographe
Le projet de valorisation des langues kanak du grand Sud est né de l’étude d’impact faisant ressortir les peurs environnementales et la perte du mode de vie traditionnel des populations. Le projet est bien avancé à Yaté. Trois langues sont parlées dans le grand Sud : le nââ numèè à Goro et Touaourou, nââ drubea à Unia, et nââ kwenyii à Kunié. En collaboration avec l’Académie des langues, l’université, le conseil de l’aire Drubea Kapone et l’ADCK, un travail de collecte a été effectué en vue d’uniformiser l’orthographe de ces langues.
Trois comités de validation sont en cours d’élaboration. Une démarche nécessaire pour donner des orientations à l’entreprise minière.
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