Alors que l’hôtel de la baie de Kuto a rouvert l’ancien restaurant « Les vieux bugny », le nouveau chef de cuisine, Michael Boussemart, a fait appel à deux nouvelles toques pour le seconder.
Patrick Lacombe, bien connu des Kunié pour être présent sur l’île depuis 2006, a ainsi le premier intégré, voici quelques jours, la brigade du chef venu des États-Unis. Il est plus spécialement chargé de préparer les repas du restaurant « Les vieux bugnys » qui fonctionne comme une brasserie.
Le second à rejoindre l’équipe est Bastien Loriot qui, à seulement 24 ans, possède une belle expérience à travers le globe. Après ses CAP et BEP passés à Meaux, le jeune cuistot (17 ans) débute sa carrière en Corse, dans une paillote, avant d’aller travailler en Angleterre, pour un Best Western. Il quitte très vite le climat anglais « beaucoup trop pluvieux », pour effectuer une saison à Avoriaz (Haute Savoie) avant de s’envoler pour Saint-Barthélémy, puis la Martinique. De là, il effectue un petit séjour de trois mois en Californie, « pas plus, faute de visa », puis retourne en Martinique, au Sofitel, un 5 étoiles de la place.
Puis, il retrouve la France pour assurer des extras dans des palaces du Sud (Martinez, Negresco, Méridien, Le Nôtre) et économise pour partir de l’autre côté du monde, en Australie. En une année, il aura travaillé à La Belle Époque (Brisbane) et au Sea Temple et Sheraton (Cairns), avant d’arriver la semaine dernière en Nouvelle-Calédonie.
« Quand j’ai vu la carte, j’ai tout de suite su qu’il me fallait travailler avec son auteur »
Venu prospecter à l’île des Pins, le jeune homme est venu un jour déjeuner au Kou Bugny. « Quand j’ai vu la carte, j’ai tout de suite su qu’il me fallait travailler avec son auteur », s’exclame-t-il. Proposant son CV à Michael Boussemart, celui-ci lui a donné une chance de découvrir une nouvelle contrée.
Ces deux nouvelles embauches devraient permettre au chef du Kou Bugny de concrétiser un nouveau projet. « Si les cuisiniers se montrent, bien sûr, à la hauteur de mes exigences draconiennes qui ne pardonnent pas la moindre faute », précise le chef.
Au-delà de son travail dans l’établissement kunié, Michael Boussemard, après une rencontre fortuite avec le président de la province des Îles, pourrait aller sélectionner quelques cuisiniers des structures hôtelières de cette province et les faire venir à l’hôtel de la baie de Kuto afin de les former. Ce projet attendra toutefois la fin de la saison estivale, qui s’annonce particulièrement chaude pour le chef du Kou Bugny, qui avoue « faire souvent plus de cent couverts par service et arriver facilement à 20 heures de travail par jour ». Ce qui toutefois lui semble être un « bon rythme de travail »
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