La semaine dernière, le comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC) était officiellement lancé pour le collège de Plum. Ce dispositif, voué à lutter contre la violence et les pratiques à risques dans le domaine de la santé, a déjà fait ses preuves au collège de Boulari, pionnier en la matière.
Ils sont parents d’élèves, directeurs d’école, membres de la communauté enseignante, gendarmes, représentants de la commune ou d’association, tous réunis de nouveau pour l’occasion sur les bancs de l’école. L’objet de cette réunion de fin de journée au collège de Plum ? Le lancement d’un dispositif voué à juguler la violence, à promouvoir l’esprit citoyen et à mettre en place des programmes cohérents pour prévenir les conduites addictives ou à risques dans le domaine de la santé. « Tous les acteurs de la communauté éducative, mais aussi de l’environnement direct des enfants, peuvent y être associés », souligne le proviseur. Le CESC, comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté, doit mettre fin aux mesures ponctuelles et éparses, et coordonner des actions d’éducation et de prévention en direction des élèves. Par un jeu de partenariat avec les acteurs sociaux et institutionnels, il s’agit de proposer aux jeunes un large éventail d’interventions sur des thèmes aussi variés que l’hygiène alimentaire, la formation des délégués de classe, l’éducation à la sexualité, l’environnement, la sécurité routière, la lutte contre le Sida, les addictions, les violences conjugales ou encore la prévention des maltraitances et des violences sexuelles. La venue d’intervenants extérieurs est primordiale, car « l’équipe pédagogique n’est pas forcément formée pour répondre aux questions spécifiques des élèves sur certains sujets », admet Chantal Creugnet, proviseur adjoint.
« La démarche participative est essentielle dans les interventions du CESC »
« C’est aussi le moyen, grâce à des conventions de partenariats, de développer des projets que nous n’aurions pu mettre en place sur notre seul budget », souligne Patrick Retali, principal adjoint du collège de Boulari. Dans cet établissement pionnier en la matière, le CESC a été mis en place il y a trois ans, et porte déjà largement ses fruits. « Depuis 2005, on a relevé une baisse de la consommation d’alcool au sein de l’établissement et dans ses alentours », note-t-il.
Le tout grâce à des actions où les élèves ont un grand rôle à jouer. Théâtre forum, jeux de rôle ou activités interactives. Pour exemple, le jeu « Sex primé », mis en place il y a cinq ans par le bureau d’éducation sanitaire et de promotion de la santé de la province Sud et désormais intégré comme l’un des volets du programme du CESC pour le collège de Boulari. Ce Questions pour un champion sur la sexualité s’adresse aux classes de quatrième des collèges de la province Sud. Hier, la compétition a mobilisé plus d’une centaine d’élèves venus soutenir les six candidats à la finale, à la FOL de Nouméa. « La démarche participative est essentielle dans les interventions du CESC », selon Patrick Retali. En jeu, « la sécurité et le bien-être des adolescents : quand on a déjà cela, on avance plus facilement vers le respect et la connaissance ».
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