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  Grand Nouméa > Païta - 28/11/2008    
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La Zico s’anime
La zone industrielle et commerciale de Païta constitue la quatrième zone du Grand Nouméa où peuvent s’installer entreprises, artisans ou services. La première entreprise s’apprête à ouvrir le mois prochain.

C’est un bâtiment gris et orange. Impossible de rater cette entreprise aux allures de dock flashy, à droite, une fois sur la quatre-voies rapide dans le sens Païta-Nouméa. Pas encore ouverte à la clientèle, la Société Matériaux de Construction (SMC) sera la première, le mois prochain, sur la toute nouvelle zone industrielle et commerciale (Zico).
Lancé il y a deux ans et demi, le projet d’extension de la zone industrielle et artisanale (Ziza), située de l’autre côté du tout nouvel échangeur, entre dans sa phase active. Devant les immenses parcelles encore vierges, les pancartes affichent les esquisses des futurs bâtiments et laissent imaginer l’importante mutation qui va s’opérer tout près de l’entrée sud de Païta. Même si les bâtiments finis se comptent pour l’instant sur les doigts d’une main.
Au total, près de 76 lots ont été dessinés et vendus avec un prix de départ fixé à 700 000 francs l’are, qui a plus que doublé aujourd’hui. Certains y ont acheté un terrain, revendu ensuite. D’autres s’y installent stratégiquement pour se tourner vers l’avenir au regard de l’urbanisation galopante de la commune, comme le précise l’un des associés de la SMC : « Ce que nous visons, c’est le marché autour et tout ce qui s’y construit. Mais aussi la Brousse. Quand les gens viennent ici, ils évitent le péage et les embouteillages de Ducos. »

« Beaucoup d’entreprises, comme les constructeurs de maisons, s’installent parce qu’elles ont besoin de place »

Comme pour la Ziza, certaines entreprises s’apprêtent à franchir le pas : quitter définitivement Ducos et Nouméa pour s’installer à Païta. « Actuellement, une quarantaine de permis de construire ont été accordés ou sont en cours d’étude, note Tevait Bordes, de la société Tokaï, chargée de la promotion de la zone. Il y aura aussi bien des docks que des bureaux, que du commerce de toutes sortes. Ce sera une zone très diversifiée, sans immeubles ni habitations, qui, grâce à la présence de végétation, n’a pas l’aspect d’une zone industrielle. » Et si la Zico a d’abord attiré par son prix, elle draine aussi des entreprises à la recherche de grands terrains. Ici, la plus petite parcelle est de 25 ares, les plus grandes de 1,5 hectare. 
« Beaucoup d’entreprises, comme les constructeurs de maisons, s’y installent aussi par besoin de place. » D’autres projettent d’ouvrir des commerces concurrents à ceux existant sur la capitale, dont le nom débutera par Païta et non plus Nouméa. En plus des entreprises, la Zico attire également des services, l’un des points qui la distinguent de la Ziza. Deux banques ont acheté des terrains pour y construire leurs agences.
Au bord de la voie rapide, un centre commercial doit lui aussi voir le jour. Il sera composé de bureaux, de commerces et d’un nouveau supermarché, peut-être même d’un centre médical. La Zico a rencontré un tel succès qu’elle s’apprête déjà à s’étendre à nouveau vers le carrefour de Gadji, sur un hectare. Six lots déjà quasiment tous vendus. Elle a aussi recréé un nouveau dynamisme en face, dans la Ziza, sur les lots laissés en friche.

  Pas de rond-point, pas de péage 
« Quand on s’est installé en 2004, on nous a pris pour des fous. Il n’y avait rien ! » Le gérant d’Azur piscines ne regrette pourtant pas son choix. A l’époque, son entreprise se répartissait sur trois sites différents à Nouméa. « S’installer sur deux lots a permis de tout regrouper et donc de réduire certains coûts. » Mais aussi de se placer sur de nouveaux marchés : « C’était une volonté de notre part de nous tourner aussi vers la Brousse et le Grand Nouméa. »
Même réflexion pour l’entreprise d’activité de travaux publics et minières Liebherr, qui a quitté définitivement Ducos en 1999. « Nous avions des problèmes de dimensionnement et nous sommes passés de 3 000 mètres carrés à 1,2 hectare. Cela nous a permis de construire des bâtiments neufs et surtout d’être sur la voie des mines. Quand les matériaux des mines arrivent, c’est beaucoup plus simple pour eux de venir ici. Pas de rond-point à emprunter, pas de péage. »
D’autres ne regrettent pas la zone de Ducos, comme Serge Rouby, patron d’une usine de production de glaçons industriels : « On travaille dans de meilleures conditions, on est plus dans la fourmilière de Ducos, c’est moins stressant. Et puis, pour les livraisons sur Nouméa, on est toujours à contresens des embouteillages ! »
La SMC sera la première entreprise à accueillir ses clients le mois prochain. Autour d’elle, des ouvriers commencent à construire d’autres bâtiments.



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