| La Pointe à la Dorade au cœur de la polémique |
Suite à notre article paru dans nos colonnes de mercredi, relatant la volonté de quelques habitants de la pointe à la Dorade de porter plainte contre X pour pollution, la société Dogo, souhaite apporter quelques précisions.
La société créée par Charles Menaouer pour lotir cette zone avant la création de la Zac de Dumbéa-sur-Mer par la province se déclare elle aussi « victime ».
« M. Quillien a parfaitement raison de porter plainte. Au départ, il a été installé une station d’épuration provisoire de 240 équivalents habitants en attendant d’en construire une plus grande, à l’entrée du lotisssement. Mais la construction de cette dernière a été refusée par la mairie, parce qu’elle empiétait légèrement sur une zone maritime, fin 2004 début 2005 », détaille l’un des représentants de la société Dogo, qui indique, au passage, qu’aujourd’hui « un projet de collège existe sur cette même zone ».
Face à ce refus, la société a voulu installer une autre station de 1 500 équivalents habitants (au même endroit que la step provisoire) et a déposé, en ce sens, un autre permis de construire au cours du second trimestre 2005.
« Nous ne sommes pas des voyous. Nous étions conscients qu’il allait y avoir des problèmes en termes de traitement des eaux usées. »
Demande qui a essuyé un nouveau refus de la mairie, le 28 octobre 2005, « au prétexte qu’il y avait une Zac en projet. Mais cela fait donc trois ans et demi que les pouvoirs publics sont informés que la station est en voie de saturation. Nous avons déposé un recours gracieux en disant que c’était complètement incohérent, et qu’il fallait prendre des mesures en termes d’hygiène publique. »
Un recours a été refusé le 31 janvier 2006. La société attaque alors la mairie au tribunal administratif en juillet 2006. Un an plus tard, le tri
« Entre le dépôt de notre plainte et le jugement en 2007, on nous a demandé d’étendre le réseau pour raccorder la step à celle de Koutio. 35 millions entièrement à notre charge. Nous ne sommes pas des voyous, nous étions conscients qu’il allait y avoir des problèmes en termes de traitement des eaux usées. »
Travaux qui, l’assure la société Dogo, ont été achevés en février 2008, soit deux mois après l’acte de vente des terrains à la Secal, permettant la création de la Zac de Dumbéa-sur-Mer (décembre 2006). « Dans cet acte de vente, il est stipulé que l’entretien du réseau revient à la Secal. Depuis la fin des travaux des raccordements, la Calédonienne des eaux refuse par des prétextes divers et variés de réceptionner ce réseau et donc de basculer l‘assainissement sur la step de Koutio. »
La société Dogo précise que « la step provisoire marche bien, mais qu’elle est saturée. » Dogo envisagerait même de se joindre aux habitants pour porter plainte.
|
|
|
A la une |
|
|
 |
|