| « Il faut que chacun y mette du sien » |
Les Nouvelles calédoniennes : Face aux doléances de l’APE, quelle est votre position ?
Ives Melet : J’ai voulu, comme je vais le faire pour tous les établissements, me rendre compte sur place de la situation. J’ai déjà vu de beaux collèges, mais celui-là est exceptionnel. Il y a évidemment la qualité architecturale, mais ce qui est plus important, c’est la qualité du travail fait avec les élèves. Les travaux qui sont réalisés sont remarquables. Cela veut dire deux choses : les élèves sont intéressés par ce qu’ils font, et les enseignants les accompagnent. Ce qui est la priorité de mes priorités. J’essaie de faire en sorte, le principal s’en occupe aussi, et la présidente des parents d’élèves parfois, avec des démarches parallèles, que tout le monde marche dans le même sens. Pour l’heure, on n’y est pas encore arrivé. Mais l’idée fondamentale, c’est qu’un collège est un ensemble, chef d’établissement, professeurs, élèves, parents, pour former au mieux la jeunesse.
Ces doléances vous semblent-elles fondées ?
J’ai écouté un catalogue d’analyses de situations. Je crois que le malaise vient du fait que, devant la même situation, il y a deux réactions différentes. Je souhaite qu’on dépasse des situations individuelles sur des élèves, sur les enseignants, et qu’on arrive à travailler ensemble en améliorant le dialogue. Il faut que chacun y mette du sien.
La situation vous semble-t-elle préoccupante ?
Non, en tant que vice-recteur. En revanche, je dois témoigner d’inquiétudes de parents, de professeurs, qui pensent que cette agitation n’est pas très bonne pour le collège. C’est aussi mon opinion. Je préfère que les choses se règlent calmement plutôt que de mettre sans cesse sur la place publique les différends qui sont normaux dans la vie démocratique d’un collège.
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