| Jean-Charles Moglia « plus proche de vous » |
Il se présente avec l’appui du Rassemblement-UMP et joue l’ouverture. Jean-Charle Moglia veut en finir avec les clivages et souhaite que son mandat apporte un souffle nouveau.
Chapeau vissé sur la tête, Jean-Charles Moglia a la verve facile. Ça peut déplaire mais lui a décidé d’en faire un atout. Il a été chercher ses colistiers en tribu, là où vivent « ses amis d’enfance » et les a convaincus de le soutenir. « De nombreux indépendantistes se sont joints à moi », affirme-t-il. Et face aux critiques de ses opposants, dont il se dit victime, qui l’accusent d’avoir caché à ses soutiens son clan politique, il répond : « Ma liste est bien une liste d’entente communale composée de personnes à l’ouverture d’esprit différente qui veulent que les choses changent ! A-t-on besoin de politiser les municipales ? »
À 53 ans, cet agriculteur natif de Sarraméa n’en est pas à sa première campagne politique. Il a été élu au Congrès et au conseil municipal de Sarraméa dans les années quatre-vingts. Fort de cette expérience, il souhaite tenir les rênes de la mairie autrement. « Pour moi, la gestion actuelle est obsolète, on ne peut pas se contenter de ne gérer que le quotidien. J’ai le sentiment qu’on n’a pas su évoluer avec la modernité. »
Pour que Sarraméa s’intègre dans le paysage du XXIe siècle, il veut développer son économie, en faisant « de Sarraméa le grenier des produits de terroir. Cette commune a un potentiel très important », ne cesse-t-il de répéter.
« Je veux que la ville vienne à Sarraméa et non pas l’inverse »
Avec l’ouverture du parc des Fougères, il est persuadé que le village a une carte à jouer mais pour cela, il faut préparer les gens. « La municipalité sera là pour les soutenir dans leurs démarches. Il leur faut un peu d’audace mais on va s’organiser pour que les retombées arrivent dans leurs poches », promet-il. Il voudrait voir fleurir des chambres et des tables d’hôtes, des centres d’équitation et toute activité qui pourrait attirer les touristes.
Mais pas seulement : « On veut créer une société d’économie mixte pour que les entreprises puissent se développer, ici. Je veux que la ville vienne à Sarraméa et non pas l’inverse. Il faut que les jeunes restent ici, sinon on va connaître la désertification. »
Son programme n’exclut pas l’amélioration du quotidien, « des sanitaires, l’eau, l’électricité pour tous et partout » mais il affiche, surtout, une volonté de s’occuper « mieux » de la population.
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