| Gilbert Téin : Militant culturel |
Né à Bas-Coulna, Gilbert Téin entre à 24 ans à l’Office scientifique et culturelle canaque, l’ancêtre de l’ADCK. C’est là qu’il commence sa collecte du patrimoine, et particulièrement des contes. Militant politique à l’UC, mais aussi « militant culturel », il participe à la création de la musique kanéka en 1986. Conteur et enquêteur culturel dans le cadre du bureau du patrimoine dès 2001, il a dû délaisser le terrain pour s’occuper de la direction du centre culturel de Hienghène, qu’il assure depuis deux ans.
Son lieu, son heure
Midi, chez moi, pour la sieste.
Son actu
Le programme présenté au Festival des arts du Pacifique aux Samoa américaines.
Son fétiche
Aucun.
Le bonheur parfait selon vous ?
Se contenter du minimum et s’assurer le bien-être sans être gênant pour les autres.
Le trait de caractère que vous préférez ?
La détermination. C’est rassurant de voir quelqu’un qui va droit sur son chemin.
Votre principal défaut ?
La gourmandise, ou l’égoïsme peut-être.
Et votre principale qualité ?
Le sens de l’écoute.
Votre passe-temps favori ?
La natation. J’aime beaucoup nager, et aussi JOUER de la guitare.
Le personnage historique que vous admirez ?
Jean-Marie Tjibaou, pour son côté visionnaire. Et sinon, mon grand-père.
L’époque à laquelle vous auriez aimé vivre ?
Dans les années 60. C’était la charnière entre l’ancrage et la dérive de la société kanak.
Votre héros aujourd’hui ?
Je n’en ai pas. Mais je suis un idéaliste.
Votre acteur préféré ?
Louis de Funès.
La musique que vous aimez ?
Le kanéka, le jazz et la salsa.
Quel genre de lecteur êtes-vous ?
Je lis très peu, mais je lis le journal tous les jours, en commençant par l’horoscope. (rires)
Votre plat préféré ?
Le bougna marmite avec des crevettes de creek.
Celui qui vous fait fuir ?
J’aime tout. Je suis très gourmand.
Qu’avez-vous réussi le mieux dans votre vie ?
Mes six enfants.
Et qu’avez-vous raté ?
Les études. Je n’en ai pas fait, et quand je me suis réveillé, c’était trop tard.
La faute pour laquelle vous avez le plus d’indulgence ?
Les erreurs de jeunesse.
Votre plus grande peur ?
Le réchauffement de la planète, ou que les enfants de la nouvelle génération partent dans tous les sens.
Comment souhaiteriez-vous mourir ?
N’importe où, mais le plus tard possible. Par contre, je voudrais être enterré chez moi, dans ma tribu.
En quoi croyez-vous ?
En Dieu. Je suis protestant.
Qu’est-ce qui vous énerve le plus ?
Le bruit inutile.
Votre insulte préférée ?
Je n’en ai pas.
Seul sur une île, qu’emportez-vous ?
Une serviette et une brosse à dents.
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