| Quelle solution adopter ? |
Le camping sauvage occupé sur le littoral du lotissement Gouaro Déva n’est pas sans conséquences sur l’environnement. Ainsi, les déchets laissés sur place peuvent provoquer des problèmes de santé publique (rats, leptospirose). Les déjections humaines dans les banians et aux abords des propriétés privées, l’abattage ou la mutilation des arbres pour faire des feux de barbecue, les chemins sauvages créés par les véhicules qui empêchent la repousse de toute végétation, l’utilisation de gyro-broyeurs qui accélère la dévégétalisation du bord de mer et la réserve marine qui est régulièrement pillée en dépit de la réglementation sont quelques-uns des sujets évoqués par le collectif, qui n’a pas caché son impuissance face à un tel phénomène.
Malheureusement, les adjoints au maire ont déclaré ne pas être en mesure d’interdire le camping sauvage sur ce site. « On est sur le domaine maritime et on ne peut pas interdire aux gens d’y venir. La mairie n’est responsable que de la partie allant de la mise à l’eau (juste avant le camping municipal) jusqu’à l’ancien Poé Beach. L’autre portion relève de la province », a précisé Olivier Houdan avant de poursuivre : « La problématique est comment continuer à accueillir du public et éviter tous ces désagréments ? »
Karine Mesnier a proposé de réguler le flot de campeurs avec l’installation d’une zone de camping « libre » dotée de toutes les commodités, après la mutuelle des fonctionnaires. Cette solution n’a pas fait l’unanimité. « Si on aménage les lieux, les visiteurs seront encore plus nombreux et les nuisances aussi », a fait remarquer une habitante.
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