| Les sentiers mal balisés des monts Koghi |
Les égarements de randonneurs sont monnaie courante aux monts Koghi. Jusqu’à parfois passer une nuit à la belle étoile. Les causes ? Une certaine part d’imprudence, mais également un balisage des sentiers qui laisse à désirer.
L’hélicoptère n’est sans doute pas la meilleure façon de découvrir la forêt des monts Koghi. Encore que… La dernière fois que l’Ecureuil de la Sag (*) s’est rendu sur les pentes de la réserve naturelle, ce n’était pas pour y cueillir des noisettes. Mais bien pour secourir des randonneurs égarés : en mai dernier, un père et son fils s’étaient perdus près de la cascade, au point de passer la nuit dehors. En janvier dernier, c’est une promeneuse qui a dû apprécier la couche végétale, sur un versant du pic Malaoui, le fameux chapeau de gendarme. Et en septembre 2007, deux jeunes femmes en avaient été quittes pour un hélitreuillage, après un mauvais aiguillage sur le chemin du retour, toujours sur le sentier du fameux pic. Hors de ces spectaculaires opérations de secours par la voie des airs, les promeneurs qui se perdent dans les méandres de la forêt primaire semblent plutôt légion. Les raisons ? « Des plaisantins qui s’amusent à inverser les panneaux de fléchage », indique-t-on du côté de l’auberge des monts Koghi, propriétaire de la majeure partie du domaine forestier. Mais pas seulement. Le balisage des sentiers n’est pas de toute première fraîcheur. Par endroits, il est même inexistant. Ajoutez à cela un enchevêtrement d’une multitude de sentiers et il ne vous reste plus qu’à jouer les petits poucets.
Un balisage des sentiers pas de toute première fraîcheur
Pourtant, il n’y a aucune raison que la randonnée ne devienne un sport risqué. Deux solutions pour remédier au problème. Trois, en fait, si on inclut celle de préférer son canapé. Primo, que l’auberge des monts Koghi prenne à sa charge le marquage, le balisage et l’aménagement de certaines parties de sentiers (escaliers ou ponts enjambant les creeks). « L’actuel propriétaire a bien mis un coup de peinture fluo sur les troncs du sentier de la cascade », précise-t-on à l’auberge. Mais pour le reste des parcours, la chose s’avère sans doute plus complexe.
Pour la seconde solution, il suffirait, semble-t-il, d’un peu de bonne volonté. Entre l’auberge et la Direction de l’environnement de la province Sud, qui assure avoir fait la proposition depuis 2005. « Il suffirait de signer une convention de passage pour nous autoriser à aménager les sentiers de la cascade, de l’antenne et du pic Malaoui », indique Anne-Claire Goarant, chef du service des milieux terrestres. Le coût de l’aménagement a même été estimé par les services provinciaux : environ 10 millions. Une signature. Finalement, pas grand-chose pour éviter que la rando ne tourne au simple égarement, voire au drame.
(*) Section aérienne de gendarmerie, basée à la caserne de Normandie.
(*) Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie.
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