| Le mystère Catherine Maingui |
Parmi les secrets les mieux gardés du Caillou, celui de Catherine Maingui : une belle et jeune infirmière, qui s’est évanouie dans la nature, un matin de 1979. Elle avait retiré une grosse somme d’argent, à Nouméa, peu avant sa disparition.
Jeudi 18 octobre 1979, au matin. Une jolie infirmière de 28 ans quitte son travail, à la clinique Magnin, et part boire un verre en ville avec une amie. Avant de rentrer chez elle, Catherine Maingui passe à la banque Paribas pour y retirer la somme de 160 000 francs. A sa sortie de l’agence, plus personne ne reverra l’infirmière.
Sans nouvelles au bout de quelques jours, ses proches s’inquiètent et signalent sa disparition aux forces de l’ordre. Départ précipité, disparition en voilier, meurtre crapuleux pour lui dérober son argent… Toutes les pistes sont explorées.
Un squelette découvert à Karikaté
Pendant plusieurs mois, un trio d’enquêteurs de police se plonge dans le dossier « Maingui », remontant l’emploi du temps de la jeune métropolitaine, interrogeant ses amis et ses collègues. L’hypothèse du meurtre, suivie de la disparition du corps, est envisagée de plus en plus sérieusement. Les policiers s’intéressent plus particulièrement à un homme ayant fui la Métropole en raison d’un passé mouvementé. A-t-il un lien avec l’affaire ? Et pourquoi cette somme d’argent a-t-elle été retirée ? Faute d’aveux, et en l’absence de cadavre, la piste est abandonnée. Le suspect est relâché.
En février 1981, des restes humains sont retrouvés à l’embouchure d’une rivière de Karikaté. On pense immédiatement à Catherine Maingui, dont le corps était censé se trouver au bord de l’eau, selon la description d’une voyante extralucide.
Il s’agit en réalité des ossements d’un jeune Kanak décédé plusieurs années auparavant. Près de vingt-neuf ans après les faits, la disparition de la belle infirmière demeure parmi les affaires les plus énigmatiques qu’ait connues la Calédonie.
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