Que dit la loi ?
Ni vraiment morts, ni vraiment vivants, les disparus se trouvent dans une sorte de no man’s land pour le reste de la société. Afin de combler ce vide, la loi distingue deux cas de figure : la « disparition » et « l’absence ». Si une personne disparaît « dans des conditions de nature à mettre sa vie en danger (nldr : catastrophe maritime ou aérienne, incendie, explosion…) », la justice prononce un jugement déclaratif de décès.
Les choses se compliquent pour les personnes ayant disparu dans des circonstances où leur vie n’était pas nécessairement en péril. C’est l’exemple du promeneur ou du nageur qui ne revient pas, du voyageur qui ne donne plus signe de vie. Le juge des tutelles constate la « présomption d’absence », qui permet notamment à la famille du disparu de gérer ses biens. Au bout de dix ans, la justice peut prononcer un jugement d’absence, qui entraîne les mêmes effets qu’un décès. Le conjoint est libre, s’il le souhaite, de se remarier.
Le droit de disparaître
Légalement, toute personne majeure a le droit de disparaître. Il s’agit d’un droit fondamental, ayant trait à la vie privée des individus. Pour que les forces de l’ordre considèrent comme suspecte une disparition, il faut qu’un « faisceau d’indices sérieux et cohérents » y soit associé. En revanche, toute disparition de mineur est considérée comme inquiétante, aux yeux de la loi. Même lorsque celle-ci ressemble à une fugue.
Une journée pour les enfants disparus
Le 25 mai 1979, un petit garçon de 6 ans, Etan Patz, était enlevé à New York. Dès lors, les associations décidèrent de se mobiliser chaque année à cette date. En 1983, elle fut proclamée Journée des enfants disparus aux Etats-Unis. En France, cette Journée est commémorée depuis cinq ans.
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