Les seize élèves de la classe de 4e A du collège de Ouégoa sont rentrés comme prévu de leur périple de dix jours au Vanuatu.
Durant ce séjour, ils ont partagé leur hébergement entre le collège anglophone de Malapoa, sur l’île d’Efaté, et celui francophone d’Isangel, à Tanna, où les attendaient avec impatience leurs correspondants. Ils ont été formidablement accueillis avec chants, danses et couronnes. Mais ce qui n’a pas manqué d’ étonner Leslie c’est que : « Là-bas, ils ont toujours le sourire. » Et Prescillia d’ajouter : « J’ai fait la connaissance de quelques copines, même si la communication n’était pas très bonne, car elles parlent mieux l’anglais que le français ! »
Tout ce qui était prévu au programme a été réalisé et Lucie pense que : « Ce voyage restera à jamais gravé dans ma mémoire », ce qui prouve, si besoin était, que chacun est revenu avec des souvenirs pleinla tête.
Du marché de Port-Vila qui est pour Florent « le plus grand que j’ai vu », au musée où un artiste les a fascinés avec ses dessins sur sable, en passant par le volcan Yasur, à Tanna, où Diandra avoue avoir été émerveillée : « Nous sommes restés jusqu’au soir pour bien voir les éruptions dans la nuit. C’était magnifique, plein de couleurs. » Et Cinat d’ajouter : « La lave sortait de partout ! », les élèves ont profité de ce séjour pour apprendre une autre culture. Comme l’a fait remarquer Cynsia, après la visite du village traditionnel d’Ekasup : « J’ai appris beaucoup de choses sur leur mode de vie. »
Lucie d’ajouter : « Ce voyage a été un vrai succès. Nous avons non seulement représenté le collège de Ouégoa, mais aussi la Nouvelle-Calédonie. »
Pourtant, les conditions de vie étaient loin d’être celles de chez eux, comme le révèlent Carmélina : « Là-bas, à Tanna, ils sont pauvres, mais ils arrivent quand même à vivre », et Florent : « A l’internat, on n’avait pas toujours de l’eau, mais on avait la pluie pour se laver », ou encore Marcel : « En regardant leur collège, j’avais mal pour eux. Leur matériel est vieux, mais ils essaient de faire de leur mieux. Alors que nous, on a du beau matériel et on casse tout. On ne le mérite pas. »
Bien sûr, la peur était au rendez-vous dans l’avion que la plupart prenaient pour la première fois, mais ils l’ont vite surmontée, pour faire place à l’émerveillement.
Et Jacky Lagardère, le professeur-organisateur de ce voyage, de conclure : « Je suis heureux d’avoir pu relever le défi que m’avait lancé le principal, M.Weiss, le jour de mon arrivée au collège. Heureux d’avoir donné à chaque enfant l’occasion de vivre une expérience inoubliable. Heureux enfin d’avoir permis au collège de Ouégoa de s’ouvrir un peu plus sur l’extérieur et je remercie tous ceux qui m’ont aidé à réaliser ce projet. Que les leçons reçues là-bas puissent profiter à tous les enfants de Ouégoa, grâce aux dignes ambassadeurs que se doivent d’être les élèves. »
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