| Henri Calamel figurant : « Un fidèle parmi les fidèles » |
Henri Calamel, retraité de l’enseignement, est l’un des rares, parmi les 180 figurants, à avoir participé à tous les spectacles « son et lumière » depuis la première édition, en 1989.
Âgé de 70 ans, Henri Calamel est resté aussi actif que lorsqu’il était en activité. Et il le prouve encore une fois. Président du club de tir à l’arc et du club de pétanque de La Foa, secrétaire de l’Office municipal des sports, ce retraité n’a guère le temps de s’ennuyer. Arrivé en Nouvelle-Calédonie il y a de cela plus de vingt ans, il y a sans conteste trouvé sa place.
« J’étais professeur de technologie du côté de Carcassonne et déjà très impliqué dans les associations et même dans la vie municipale, puisque j’ai été conseiller durant quatorze ans. En 1988, à l’époque où l’on recherchait des professeurs de technologie, une nouvelle branche de l’enseignement en plein essor, j’ai décidé de venir en Nouvelle-Calédonie. Amateur de pêche et de chasse, c’était un endroit parfait pour moi. Et je savais un peu où je mettais les pieds puisque j’avais obtenu des renseignements par mon beau-fils Patrick Boyer qui, à l’époque, a accompli sa mission de VAT à la maison forestière de Farino. J’ai été affecté au collège public de La Foa et je faisais partie des premiers professeurs à enseigner cette matière. »
Villardieu, gardien, bagnard… et fantôme
Henri Calamel est très connu dans la région de La Foa. Plus de 2 000 collégiens ont croisé son chemin. Et, aujourd’hui encore, ils le respectent. Certains travaillent même avec lui au sein d’associations. Son épouse, Sylvette, et sa fille, Audrey, sont également très impliquées dans cette vie associative. Elles participent chaque année, en tant que membres de l’association Marguerite, aux spectacles « son et lumière » de Moindou.
« J’ai quitté la Métropole car j’en avais un peu assez de m’impliquer dans diverses associations. Mais cette manie m’a vite rattrapé et de nouveau j’ai plongé, entraînant pour leur plus grand plaisir mon épouse et ma fille. J’ai été l’un des premiers inscrits à l’association Marguerite, créée pour la sauvegarde du patrimoine. »
1989, année du premier spectacle, Henri Calamel est déjà de la partie. Depuis cette date, il a toujours été figurant ou fabricant de décors. « J’ai joué plusieurs rôles lors de ces spectacles de son et lumière. J’ai tenu celui de Villardieu, le bagnard accusé d’incendie et acquitté par le public venu au spectacle. J’ai aussi été gardien, je représentais un maton vulgaire et grossier. J’ai joué le bagnard évadé, interpellé avec des cascades en prime. Mais j’ai arrêté cet aspect du spectacle en raison de mon âge. Enfin, j’ai été fantôme. Et tout ça pour mon plus grand plaisir. »
De retour d’Australie la semaine passée, Henri Calamel était bien sûr présent, samedi, pour le début des répétitions… En compagnie de son épouse Sylvette.
|
Sur le même sujet |
|
|
 |
Dans la même rubrique |
|
|
 |
A la une |
|
|
 |
|