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  Nouméa > L'invité - 15/05/2008    
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Moana Louis-Ségura : Plusieurs cordes à son art
Entre la danse et le théâtre, Moana Louis-Ségura s’est naturellement imposée sur la scène calédonienne. Chaque semaine, elle fait partager sa passion pour le spectacle aux enfants. Même avant trois ans.

À cinq ans, elle monte sur scène avec sa troupe de danse tahitienne. À huit, elle entre au conservatoire de musique et de danse de Versailles. Quelques années plus tard, elle s’adonne avec gourmandise au chant lyrique mais c’est une autre passion qui finit par la dévorer : le théâtre. « C’est ce que l’on appelle le feu sacré. Quelle que soit la discipline, j’ai toujours aimé être sur les planches, c’est là que je me sens bien », sourit Moana Louis-Ségura, le regard pétillant.
Pour elle, la scène, c’est comme une évidence. D’ailleurs, toutes les tentatives destinées à l’en écarter ont échoué. Après le bac, elle intègre Sciences politiques à Paris mais « ne (se) sent pas à (sa) place ». Elle persiste tout de même et signe, quelques années plus tard, une thèse de droit et relations internationales. De ses années studieuses, Moana finit par tirer son épingle du jeu. « Fréquenter des gens de pouvoir pendant mes études m’a aidée, plus tard, à interpréter des rôles dans les tragédies de Racine ou dans Richard III de Shakespeare ! ».

« Fréquenter des gens de pouvoir pendant mes études m’a aidée, plus tard... »

Finalement, l’artiste ne sera pas restée très longtemps en bas de la scène. Les diplômes en poche, elle décide de ne plus contrarier le destin et consacre tout son temps à ses passions. Elle décroche une médaille d’or au conservatoire d’Antibes, et intègre la troupe du théâtre de Nice. En 2005, elle revient en Océanie mais atterrit cette fois en Calédonie. « Je ne connaissais personne, j’ai simplement suivi mon mari. » Mais  le feu sacré ne tarde pas à brûler de nouveau. « Les Calédoniens m’ont tellement bien accueillie que tout s’est enchaîné  assez vite. » Elle rejoint Pacifique et compagnie et joue en 2006 dans la Dernière vierge du paradis. En 2007, ce sera Don juan, mis en scène par Dominique Ferrier au Théâtre de l’île. Et lorsqu’elle n’est pas sur les planches, elle transmet son amour de la scène. « L’enseignement, c’est vraiment quelque chose que j’aime faire, les enfants jouent avec une telle spontanéité. » Même avant l’âge de trois ans, Moana fait découvrir les mimes aux minots de la bibliothèque Bernheim. L’artiste essaie de transmettre son feu sacré dès les premières années.




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