| Les braqueurs présumés
devant les juges |
Les recherches se sont poursuivies, hier, au squat du péage, pour retrouver les auteurs présumés du braquage et du cambriolage survenus sur la Savexpress. Cinq suspects étaient entre les mains de la justice en fin d’après-midi.
Le squat du péage n’aura bientôt plus de secret pour les gendarmes du Grand Nouméa. Pour la troisième fois depuis lundi, une vingtaine d’hommes sont retournés sur les lieux où est domiciliée la petite bande qui serait à l’origine du braquage du péage de Koutio et du cambriolage de la station-service voisine.
Sur l’ensemble des arrestations réalisées durant ces trois derniers jours, cinq jeunes apparaissent très nettement comme étant à la tête de ces deux affaires visiblement liées.
Longuement interrogés par les gendarmes au cours de leur garde à vue, les suspects ont déclaré avoir utilisé un pistolet gomme-cogne pour le braquage de la Savexpress. Il s’agirait du même type d’arme que celle employée lors de la première attaque à main armée du péage, il y a un mois; mais pas du même pistolet, puisque celui utilisé dans la nuit de dimanche à lundi avait été volé quelques jours plus tôt dans une maison de la Pointe-à-la-Dorade.
Un pistolet gomme-cogne découvert
Hier matin, des militaires du Nedex, spécialistes de la neutralisation d’engins explosifs, sont intervenus dans le squat à l’aide de « poêles à frire », destinées à détecter les métaux. Objectif : mettre la main sur le pistolet employé lors du dernier braquage mais aussi retrouver les autres armes dérobées, la semaine passée, sur le secteur de la Pointe-à-la-Dorade. L’opération a permis de découvrir, dans les brousses, un sac rempli de cartouches de calibre 12, ainsi que le DVD de mariage de l’une des victimes cambriolées dans ce nouveau quartier de Dumbéa. Le pistolet gomme-cogne n’a finalement été retrouvé que dans l’après-midi, grâce au témoignage d’un des jeunes.
Le sort des cinq principaux suspects a été confié aux mains de la justice en fin de journée. Présentés dans un premier temps au parquet, ils devaient être entendus par le juge d’instruction et le juge des libertés, qui décideront ou non de les mettre sous les verrous.
Cinq personnes auraient participé au cambriolage de la station-service et trois à l’attaque à main armée de la Savexpress. De forts soupçons pèsent également sur la participation des suspects au premier braquage du péage, le 28 mai. L’enquête se poursuit pour déterminer l’implication d’autres protagonistes dans ces deux affaires.
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