| Le four est mort, vive le four |
La SLN est en train de remplacer l’un de ses trois Demag par un équipement deux fois plus puissant. Une opération gigantesque et rare, qui s’achèvera dans trois mois.
Cela ressemble à une dent creuse. Dans l’un des immenses halls de Doniambo, l’ancien four Demag-9 n’est plus là, il a été démonté à la fin du mois de mai. Le nouveau n’est pas encore en place, son lancement expérimental est prévu pour la mi-septembre. En attendant, l’impression visuelle est surprenante : dans une usine où chaque mètre cube est exploité, il y a comme un vide, de 15 mètres sur 30, et 8 mètres de hauteur.
C’est temporaire (4 mois), et c’est rare. « Ce n’est pas une opération courante, confirme Dominique Chu Van, directeur de l’ingénierie, de la maintenance et de l’électricité. On n’arrête pas un four comme ça. Celui-là avait 24 ans. Il y avait quelque chose de solennel, au moment de la vidange [avant démolition]. » Hier, le Nickel a organisé une visite guidée pour la presse, histoire de montrer le chantier de l’intérieur.
Trois cents personnes s’y activent, simultanément, pour préparer le nid du nouveau four. Une trentaine d’entreprises, calédoniennes pour l’essentiel, « sauf pour les opérations très pointues ». Elles installent tout ce qu’il faut pour recevoir « la marmite », le petit nom donné à la chambre de combustion.
Construit sur le même modèle que le Demag-9 qu’il remplace, et à peine plus grand, le nouvel équipement sera simplement deux fois plus puissant (60 mégawatts contre 30), « grâce à la technologie innovante développée ici, à Doniambo ». « Une étape importante » vers l’objectif de produire 75 000 tonnes de ferronickel par an.
|
Dans la même rubrique |
|
|
 |
A la une |
|
|
 |
|