Mercredi dernier, la municipalité a convié les présidents des associations et les directeurs des établissements scolaires à une réunion sur le contrat d’animation local de Bourail. Yolande Honakoko, animatrice du service jeunesse de la province Sud, a présenté les points forts de ce projet.
À travers ce programme, la province Sud et la mairie veulent mobiliser tous les partenaires et les acteurs éducatifs pour favoriser la réussite des jeunes.
Déjà en vigueur dans les communes de Yaté etde Thio, le contrat éducatif local a été mis en place par la province Sud en partenariat avec l’État et les deux mairies concernées.
Celui de la commune de Bourail devrait être de la même teneur, à un détail près : ici, l’État n’est pas un partenaire direct de l’opération. « C’est une première. La province et la commune ont décidé de faire cavalier seul », a indiqué Yolande Honakoko, l’animatrice jeunesse de la province Sud.
Ce futur contrat, non pas d’éducation mais d’animation locale, s’adresse aux jeunes de 3 à 25 ans et a pour objectif la mise en œuvre d’un projet éducatif conçu par les différents partenaires concernés par l’éducation des jeunes (parents, enseignants, associations, élus). Concrètement il s’agit, par le biais des associations communales, d’inciter et de faciliter la mise en place d’activités multiples et diverses. De l’éducation à l’image, au cinéma, au multimédia en passant par la musique, la poésie, la lecture, la chorale jusqu’à l’éducation à l’environnement, la pratique physique et sportive et l’éducation à la santé…, les porteurs de projets n’ont que l’embarras du choix. Cependant, condition sine qua non, pour être validées, ces actions socio-éducatives doivent être mises en œuvre hors temps scolaire.
« Le dispositif devrait être opérationnel début 2009 »
Le comité de pilotage local, composé de tous les acteurs concernés, élus provinciaux et communaux, volontaires des différentes institutions éducatives, parents, enseignants, jeunes, aura pour mission d’y veiller. À sa charge également de fixer les objectifs communaux, généraux, puis de définir les champs d’intervention qui permettront de les atteindre. Le comité devra aussi recenser et enregistrer les projets et décidera d’accorder ou non les financements sollicités par les porteurs de projets. Enfin, il aura à suivre et à évaluer les actions mises en place.
D’une durée annuelle ou pluriannuelle (3 ans maximum), renouvelable, le contrat d’animation local est financé par la province Sud et la mairie qui peuvent également y apporter des moyens humains et matériels. Le dispositif devrait être opérationnel début 2009. Le temps pour la province, à travers une enquête, de faire un état des lieux local et de recueillir les attentes des adolescents, puis pour les deux collectivités, d’ouvrir les lignes budgétaires et de faire voter respectivement les subventions nécessaires à la bonne marche du contrat.
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