| Le rideau s’est levé sur le Festival de La Foa |
Pour sa dixième année, le Festival de La Foa n’a pas pris une ride. Le cinéaste Patrice Leconte a ouvert les festivités hier soir et s’est prêté à la tradition de ce rendez-vous incontournable.
Et de dix ! 18 heures, hier, à La Foa. La place Georges-Guillermet brille de mille feux. Les premiers festivaliers pointent le bout de leur nez. Tenue de soirée pour les uns, plus décontractée pour les autres. Les musiciens du Big Band du Conservatoire de musique jouent les premières notes jazzy. La foule arrive et se presse.
18h40. Faites entrer l’artiste. Patrice Leconte apparaît enfin, vêtu de beige et d’une veste orange. Accompagné de son épouse Agnès, de Corinne Voisin, la maire de La Foa, et des organisateurs, Delphine Ollier, déléguée générale, et Gérard Dorchy, le nouveau président de l’association du festival, le réalisateur des Bronzés traverse l’allée humaine ornée de palmiers jusqu’au kiosque où résonne l’air du premier volet d’un de ses grand succès, Y a du soleil et des nanas.
« On a affaire à une pointure !, prévient Gérard Dorchy. Ici, vous allez découvrir l’authenticité, la simplicité. Vous trouverez beaucoup plus qu’à Cannes ! »
Corinne Voisin, l’ex-présidente de l’association du festival, se retrouve désormais dans un nouveau rôle à la tête de cette commune de 3 500 âmes. « Nous n’avons pas pris une ride ! Dix ans que dans ce village nous vivons au rythme des projections, dix ans que vous voyez des films qui arrivent de toutes parts. »
« Je trouvais plus chic de venir pour la 10e »
Philippe Gomès, qui a failli briller par son absence, se faufile sur le podium à 18h45 et ironise d’emblée :
« D’habitude, on démarre en retard la cérémonie d’ouverture », en clin d’œil à Gérard Darmon qui avait raté son avion l’an dernier. « Dix ans, c’est pour nous l’occasion de se souvenir de la première édition. On se disait que jamais on allait faire dix spectateurs dans une commune de Brousse et finalement, il y en a eu plus de 2 000, dans une ville plus spécialisée dans la pomme de terre et le bétail. »
Le public peut avant tout remercier Delphine Ollier.?En effet, peu d’acteurs ou de réalisateurs ont décliné son invitation. Sauf Patrice Leconte l’an dernier. Jusqu’à ce que son attachée de presse annonce la bonne nouvelle pour cette dixième édition : « Tu l’as, ton invité, c’est le type le plus charmant de la Terre ! »
Devant tant d’éloges, l’homme, presque trop modeste, se réfugie dans l’humour : « C’est vrai qu’on m’a proposé de venir l’an dernier. J’étais libre comme l’air mais je trouvais plus chic de venir pour la 10e. Je reviendrai pour la 20e. J’adore être ici. La Nouvelle-Calédonie sonne comme un rêve et ce rêve est devenu réalité. »
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