Gaël Bonnace (vainqueur) :
« Le parcours était vraiment sympa. C’est rare d’avoir la possibilité d’arpenter de nouvelles routes. Et moi qui adore cette région, je me suis régalé. Ma mise en jambes a été compliquée en raison de ma course d’hier (à La Tamoa). J’ai malgré tout tenté assez vite une attaque, tant que nous étions sur de la piste, où je me sens plus à l’aise. Ça n’a pas marché mais ensuite, rien qu’en imposant mon rythme, j’ai distancé petit à petit mes adversaires. J’étrennais aujourd’hui un nouveau vélo qui m’a bien facilité la tâche .»
Guillaume Patritti (deuxième) :
« J’ai eu un passage à vide après seulement quelques kilomètres. Mais ensuite, alors que nous entamions la première grosse montée, je me suis repris. C’est dans les ascensions que j’ai refait mon retard, et malgré un « tout droit, » dans la grosse descente, qui m’a fait finir « dans le décor », j’ai pu finir deuxième. Je suis content pour moi mais je souhaite vraiment, pour le cyclisme calédonien, que des jeunes arrivent à prendre ces places, plutôt que moi, qu’on appelle « le vieux » dans le peloton ! Gaël est bien meilleur que moi en descente, c’est là où il fait la différence .»
Jérôme Bonnace (quatrième) :
« J’ai raté mon départ et impossible d’accrocher les leaders dans les moindres faux plats. Puis lorsque l’on a abordé la partie technique, je me suis bien repris... Trop peut-être, c’est en guettant Gaël et Kévyn, qui étaient premiers, et plus très loin devant moi, que je n’ai pas vu une branche... C’est là que j’ai crevé. Ensuite, il a fallu que j’attende un coureur qui avait une pompe. Pendant ce temps je changeais ma chambre à air. J’ai perdu près de dix minutes mais je n’aurais pas gagné de toute façon. Si on imagine ma course sans crevaison, il faut considérer aussi que Kévyn n’aurait pas cassé sa chaîne ! »
Kévyn Maitéré (septième) :
« C’est dans la grosse descente, dans la partie la plus technique, que ma chaîne a cassé. Il a fallu que j’attende Jérôme, qui a pu me passer son dérive-chaîne à cinq kilomètres de l’arrivée... Trop tard ! En attendant, j’ai dû faire toute une portion à pied, c’est rageant. J’ai forcément quelques regrets car avant cet incident, j’étais le seul à pouvoir accrocher Gaël. »
Christian Roche (organisateur) :
« Je suis content car les coureurs ont tous apprécié le parcours... Bien que celui-ci fût plus dur qu’annoncé car il n’y avait pas 600 mètres mais 1 100 mètres de dénivellation positive ! Heureusement qu’en contrepartie, il y avait de grosses parties roulantes. Les conditions de course étaient idéales, avec ce temps beau et frais. Enfin, la décision est prise : on va pérenniser la formule du raid VTT en dehors du raid multisports. C’est ce qu’il faut pour fidéliser les coureurs, nombreux aujourd’hui. On va aussi conserver ce parcours, puisqu’il plaît ! »
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