| Ensemble pour l’avenir se cherche un demain |
Avec la scission de leur état-major nouméen et la proximité des prochaines élections municipales, les militants d’Ensemble pour l’avenir de Kunié, clairement affiliés au clan Gomès (notre édition du 30 juillet), souhaitaient recevoir leur leader afin de répondre à certaines de leurs interrogations.
Après deux reports en raison des conditions météorologiques empêchant son hélicoptère de rejoindre Kunié, le président de la province, accompagné de Raymond Koteureu, Bernard Nénou et Bernard Chérioux, est finalement arrivé aux côtés de ses militants, vendredi soir. Après un repas convivial partagé avec eux, la délégation a expliqué les raisons de la rupture du parti ainsi que quelques points de politique générale, dont la récente « bataille » du Congrès.
Un rôle d’arbitre ?
Les échéances électorales du 31 août prochain ont bien sûr été évoquées : « Il est certain que mon souhait est d’avoir un maire de mon parti aux commandes de l’île des Pins, mais il appartient aux élus et au bureau local de décider ensuite de leur choix, s’ils sont en mesure de jouer le rôle d’arbitre », a confié Philippe Gomès.
Avec 144 voix lors de la dernière élection municipale, la liste Ensemble pour l’avenir avait recueilli 2 sièges au conseil. Ces deux élus n’ont pas été en mesure de peser sur les décisions, même si l’un d’eux s’est vu nommer 5e adjoint. Cette fois-ci, seulement trois listes se présentent et l’hypothèse que l’une d’elles joue le rôle d’arbitre mérite d’être posée.
Pour la petite histoire, ce vendredi 15 août a aussi été choisi par Pascal Vittori pour goûter un week-end à Kunié. Celui-ci souhaitait également s’entretenir avec le comité local du (encore pour le moment) même parti, mais la rencontre n’a pas pu avoir lieu, faute d’enthousiasme des responsables du bureau.
Si les deux responsables politiques, hier alliés, ont partagé vendredi soir le même hôtel, il n’est pas dit qu’il en était de même pour la table du dîner.
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