Parallèlement à l’étude sur les salaires lancée par le gouvernement, l’Usoenc engage de son côté une étude sur les prix. Objectif : démonter les mécanismes qui, pour elle, maintiennent la Nouvelle-Calédonie dans une « économie de comptoir », et identifier les réformes qui la feront basculer dans une véritable « économie industrielle ». La décision de cette étude a été prise lors du dernier congrès de l’union syndicale, en novembre. Elle démarre, et a été confiée au cabinet Syndex, avec qui l’Usoenc travaille depuis une vingtaine d’années. Quatre experts sont attendus de Métropole le 21 juillet, et vont travailler à plein-temps jusqu’à la fin de l’année. Ils recevront également le soutien d’un jeune de l’Université de Nouvelle-Calédonie.
L’Usoenc espère un premier rendu vers la fin de l’année, et envisage de rendre publics les résultats de l’étude vers mars/avril 2009 afin de susciter « un débat dans le pays », générateur de réformes. Bien que ce ne soit théoriquement pas son rôle, elle se sent légitime dans sa démarche, parce qu’elle s’estime « reconnue dans ses analyses, dans ses propositions et dans son dialogue qui restent dans le cadre syndical ».
L’étude coûtera une vingtaine de millions, que le syndicat compte financer en s’adressant aux institutions et aux entreprises, celles du moins qui ont intérêt, « comme la plupart des Calédoniens », à voir « changer un système qui n’enrichit que quelques-uns ».
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