Après Poindimié et Hienghène, Touho a organisé samedi et dimanche son week-end découvertes. Entre les activités sportives, culinaires et artisanales, les touristes ont pu découvrir les multiples facettes de cette commune habituellement timide.
La météo n’aura pas eu raison du week-end découvertes à Touho. C’est vrai que samedi matin, le ciel était plutôt menaçant dans le Nord mais les quelques gouttes de pluie n’ont pas effrayé les gens de la commune, plus que jamais motivés à faire découvrir leur petit coin de verdure. Les mamans avaient déjà préparé les repas, les guides s’étaient empressés d’enfiler leurs baskets… Bref, dès 8 heures, tout le monde était fin prêt pour accueillir les touristes. Malheureusement, dans certaines tribus comme à Koé, ils n’étaient pas au rendez-vous.
La tribu de Kokingone a eu plus de chance : une dizaine de personnes sont parties à l’assaut des collines en direction des cascades. Guidé par le sourire et la bonne humeur de Thérèse Ebette, le petit groupe a vite oublié la météo qui était dans toutes les conversations en début de matinée. Il faut dire que la guide sait y faire, elle dirige des groupes depuis déjà trois ans, connaît toutes les anecdotes et les astuces pour éveiller les curiosités. Une tige devient rapidement un sifflet dont « les vieux se servaient pour appeler les autres quand ils étaient perdus » et ce qu’on aurait pris pour une mauvaise herbe est, en fait, la plante miracle pour accélérer la cicatrisation.
Même les élèves du BTS tourisme du lycée Lapérouse se laissent bercer par les histoires de la guide. « On est venu apporter un coup de main mais là, c’est vraiment pro », reconnaît Kika, élève de deuxième année. Comme elle, deux autres jeunes filles de la formation participent à l’organisation de ce week-end découvertes. « C’est une belle façon de mettre en pratique ce qu’elles apprennent tous les jours. En plus, elles découvrent des choses qu’elles n’ont jamais faites avant », explique Jacqueline Riahi, la chargée de communication du GIE tourisme province Nord. Kika était particulièrement fière d’avoir déplumé une poule, pour la première fois, avec les mamans de la tribu, le matin même.
« Ca fait plaisir de voir les gens, de partager la culture et la cuisine avec eux »
Rien de tel qu’une immersion totale pour mieux comprendre la culture du pays. C’est pour cette raison que Philippe et sa famille ont choisi d’aller chez Suzanne Poinine, dans la tribu de Tiouaé. « En plus, c’est la première fois que je dors dans une case », se réjouit Clément, son fils. Suzanne leur a effectivement cédé sa « chambre » pour le week-end. Elle a préféré dormir dans une tente à côté, « ça fait plaisir de voir les gens, de partager la culture et la cuisine avec eux », sourit-elle.
La journée, les visiteurs de Nouméa ont quitté la case pour apprendre le tressage et la sculpture. Tout au long du week-end, les touristes ont aussi pu profiter de la mer en participant aux activités de pêche et aux balades dans le lagon.
Pour ce week-end exceptionnel, quasiment toutes les personnes de la commune ont été réquisitionnées. Il y a une dizaine de jours, le conseil des anciens a même mis la main à la pâte pour les derniers préparatifs. Hier après-midi, le GIE annonçait une fréquentation de 80 à 100 personnes, un bilan encore non définitif. Comme quoi, même avec quelques gouttes de pluie, Touho est parvenu à réchauffer les cœurs.
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