| Les institutions au programme de l’École des parents |
Dans le cadre de l’École des parents, à l’invitation de Marguerite Dubois, la principale du collège public, Olivier Houdan, professeur d’histoire, a animé une séance de travail sur l’histoire des institutions calédoniennes de 1945 à nos jours.
L’École des parents a été initiée en début d’année scolaire par l’équipe de direction du collège public. Elle a pour but de renforcer les liens avec les familles. À chacune des séances, des sujets différents sont abordés. Celle du mois en cours a été consacrée à la connaissance des institutions. « Ce thème devant aussi être traité dans une des fiches actions du CLSPD (Comité local de sécurité et de prévention de la délinquance) de la mairie de Bourail, nous avons pensé que cela pouvait être intéressant », a souligné le chef d’établissement.
Olivier Houdan, professeur d’histoire, sollicité par la responsable du collège, a accepté d’intervenir pour traiter le sujet à l’ordre du jour. « La Calédonie a un statut particulier. Les institutions de notre pays sont très importantes. Il est bien pour les parents de pouvoir se repérer et d’en connaître l’histoire », a déclaré la principale.
L’intervenant, en accord avec l’auditoire, a décidé de scinder son intervention en deux parties avant d’entrer dans le vif du sujet.
Ainsi, lundi dernier, le public présent a pu faire plus ample connaissance avec l’histoire et le passé politique de la Nouvelle-Calédonie de 1945 à 1958. « Cette partie de l’histoire est importante. Elle va nous permettre de comprendre ce qui s’est passé par la suite », a indiqué Olivier Houdan.
De la première revendication des tirailleurs indigènes calédoniens en 1945, au retour triomphal des volontaires du bataillon du Pacifique le 21 mai 1946, jusqu’à la création de l’UICALO (Union des indigènes calédoniens amis de la liberté dans l’ordre) et de l’AICLF (Association des indigènes calédoniens et loyaltiens français), le public captivé a pu revisiter quelques-unes des grandes étapes de l’histoire.
« Il est bien pour les parents de pouvoir se repérer et d’en connaître l’histoire »
Il a été aussi question de Maurice Lenormand, surnommé « le député canaque », et élu à l’Assemblée nationale le 1er juillet 1951 par les citoyens néocalédoniens, du combat pour le collège électoral unique et enfin, de la gestation et de la création officielle de l’Union calédonienne (UC). Cette dernière a clos cette première partie, en rappelant qu’en 1958, le mouvement d’Union calédonienne totalisait quelque six mille membres, ce qui en faisait la première force politique calédonienne à cette époque.
À l’issue de l’intervention, la quinzaine de personnes présentes n’a pas manqué de poser des questions. Avant de se séparer, la principale a donné rendez-vous aux membres de l’assemblée au mois de d’octobre pour la deuxième partie de la conférence qui devrait porter, cette fois-ci, sur « l’histoire et les institutions du pays de 1958 à nos jours ». La guerre civile qui a mis à feu et à sang le Caillou en 1984 et 1988 y sera notamment abordée tout comme les Accords de Matignon et celui de Nouméa. Une rencontre que beaucoup attendent, d’ores et déjà, avec impatience !
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