L’un est en activité depuis le début de l’année, l’autre vient d’être terminé, le troisième est en projet. Que ces bâtiments s’appellent « maison pour tous » ou « local associatif », la notion de maison de quartier fait des émules dans la commune.
Eric Gay a longtemps exprimé sa défiance envers l’idée de maisons de quartier, mais aujourd’hui, le Mont-Dore est en passe d’en compter trois, qu’elles disent leur nom ou pas.
A La Coulée, d’abord. En décembre, une « maison pour tous », structure modulaire de 60 m2 financée par la ville, était installée dans le lotissement Schohn. Et maintenant, le bâtiment d’environ 130 m2 construit par l’association Col-Barrau est prêt à fonctionner. Son inauguration devait se faire à la fin du mois dernier, avant d’être reportée à novembre.
C’est l’aboutissement d’un projet de longue haleine. Les habitants y travaillent depuis au moins trois ans, sur leurs week-ends. La maison qui a poussé près de la maternelle Les Coccinelles résulte en effet d’un accord entre l’association et la commune. Le foncier a été mis à disposition par le FSH. A hauteur de 12,5 millions de francs, la ville a fourni le matériel, effectué les travaux les plus délicats et les administrés se sont chargés du reste.
Ce modèle original va être repris à Yahoué. Des habitants vont construire une maison sur le terrain voisin de la maternelle Les Fougères, mis à disposition par la mairie, qui livrera aussi le matériel. « C’est acquis, nous attendons le feu vert pour savoir quand on peut commencer », précise Norbert Tipai, de l’association du quartier de Yahoué.
Présidée par Soane Nofonofo, celle-ci s’est créée pour porter la demande d’une chapelle destinée au catéchisme et aux messes. C’est devenu un local. « Il sera pour tout le quartier. Mais d’après la mairie, il faut une association qui chapeaute. »
Yahoué va suivre l’exemple du Col-Barrau
C’est le point commun entre ces projets qui déclinent la notion d’équipement de proximité. « La bonne recette, du moins celle que nous défendons, est qu’il y ait une association porteuse, du foncier et nous essayons de conjuguer ça avec des quartiers prioritaires ou des quartiers où il y a beaucoup de familles, développe Jean-Baptiste Friat, directeur des services de l’animation et de l’insertion. Par rapport à ce grand principe, il y a plusieurs modalités. On s’expérimente, aussi. »
L’idée d’une maison modulaire à Saint-Michel a ainsi été abandonnée faute de soutien associatif. Au lotissement Schohn, une association a commencé à gérer la maison pour tous. Mais des dissensions entre personnes ont conduit à une reprise en main par la commune, avec un référent et un comité de pilotage constitué par quatre associations du quartier.
Au Col-Barrau, la maison va s’appeler Ta alofa. « C’est un nom du Pacifique qui veut dire amitié unie, soyons réunis, bienvenue… », traduit Tony Mataele, président de l’association. Elle abritera les études des enfants, une bibliothèque, les réunions, les permanences…
Mais pour lui, les choses sont claires, elles sont même fixées dans une convention signée avec la mairie : « Ce n’est pas une maison de quartier, c’est un local associatif. On accueillera les autres, mais à condition que l’association Col Barrau accepte par écrit de le mettre à disposition. »
Jean-Baptiste Friat confirme, « sachant que le local est ouvert aux services de la mairie et des collectivités. Le principe est d’ouvrir, mais c’est un bien qui appartient à l’association. »
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