Dernière ligne droite autour du centre culturel de Boulari tandis qu’à l’intérieur, le Karbal Noumea ballet présente depuis hier sa dernière création.
Puisqu’il se veut la fête de toutes les danses, des compagnies calédoniennes de toutes sortes se sont jointes au festival, investissant le centre culturel ou le Chapitô voisin.
La plupart ont amené un spectacle connu, comme les Popinées de Nyian. Mais le Karbal Nouméa ballet a été jusqu’à mitonner une création en exclusivité. Donnée pour la première fois hier soir, elle le sera encore aujourd’hui et demain.
Ce nouveau spectacle est né en un temps record : Sthan Kabar-Louët a ramené Le Berceau des esprits du festival des Arts du Pacifique qui s’est tenu en juillet - août, à Pago-Pago. « Là-bas, on était dans un melting-pot de cultures, se souvient le danseur chorégraphe. Dans les cultures du Pacifique, il y a beaucoup de légendes et d’esprits. Je me suis senti comme dans un berceau, comme si je découvrais tout ça. J’ai voulu retranscrire mon ressenti. »
Le rendu ? Sur une scène à l’ambiance feutrée, des êtres comme façonnés de glaise avancent vers leur condition d’humains, jusqu’à un tableau final surprenant.
Un bébé d’une même famille, celle des créations métissées de contemporain et de traditionnel auxquelles le jeune homme a habitué le public calédonien.
Mais lui le distingue des autres : « Vous allez forcément voir ma patte. Mais pour moi, créateur, et pour mes danseurs, ç’a été une expérimentation. J’ai suivi mes sensations, et voilà ! »
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