Pas question d’entrer sur le site industriel comme dans un moulin. Il faut d’abord faire une demande en bonne et due forme, « quinze jours à l’avance », selon Stéphanie Habasque-Tobie, et, c’est nouveau, la justifier. « On ne va pas à Vavouto comme on va au parc forestier, complète la directrice de communication. Surtout en période de construction. »
Cette première étape franchie, passage obligé par la case sécurité pour récupérer casque, chasuble, lunettes et chaussures. Ceux qui sont appelés à entrer régulièrement sur le site doivent suivre une formation à la sécurité d’une journée. Quant aux véhicules autorisés sur site, ils sont obligatoirement équipés d’un gyrophare, d’un klaxon de recul, d’une trousse de secours et d’un kit de pollution pour pallier tout problème comme les fuites d’huile ou de carburant.
La vitesse maximale autorisée est fixée à 40 km/h sur l’axe principal et à 30 km/h sur le reste du site. « Pour maintenir la vigilance des conducteurs », des radars mobiles effectuent « des contrôles selon un mode aléatoire ». En cas d’excès de vitesse, une notification d’incident est rédigée par l’agent responsable du contrôle, procédure suivie d’une « sanction graduelle en fonction de l’environnement de l’incident et du dépassement de vitesse » qui peut aller du simple blâme à l’interdiction de site (il y a eu un précédent), en passant par la convocation. Décidément, on ne plaisante pas avec la sécurité chez Xtrata !
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