Tout Canala était là, vendredi après-midi ,sur l’esplanade du futur complexe sportif Christian-Karembeu, pour accueillir « son » champion du monde et quelques membres de la délégation
de France 98.
« Convoquée » à 14 heures, la foule est arrivée tranquillement, par petits groupes, presque discrètement, toute à la joie contenue d’accueillir son champion du monde, accompagné de quelques-uns de ses coéquipiers du Mondial 98. Toute à l’émotion de pouvoir lui témoigner son amitié, sa fierté.
À 15 heures, disséminés aux alentours du futur complexe sportif qui portera le nom de Christian Karembeu, ils étaient entre six cents et sept cents à attendre patiemment l’hélicoptère transportant les héros. Ici, pas de débordement, pas de bousculade. Le service de sécurité mis en place par la mairie, appuyé par les gendarmes de la brigade, n’aura quasiment jamais à intervenir, même auprès des enfants lors de la fameuse séance de dédicaces.
« Générosité et humilité, deux vertus qui nous ont menés au titre de champions du monde »
Une alerte pourtant trouble cette douce quiétude. Soudain les nuages se font plus bas, le ciel déverse son ondée. L’hélicoptère parviendra-t-il à destination ou déviera-t-il sa route directement vers Nouméa ? La foule sera bien vite rassurée. Zacharie Lemerre, fils de Roger, l’adjoint d’Aimé Jacquet au Mondial 98 et sélectionneur en titre des Bleus lors de son succès à l’Euro 2000, profite de l’instant pour remettre à la municipalité le maillot officiel de son père, floqué du numéro 23.
Il est 16h05. Subitement, la foule tend l’oreille à l’écoute d’un bourdonnement lointain. Soudain, l’appareil apparaît et se pose au centre du terrain de football. La foule se rapproche tout en respectant le périmètre qui lui est accordé. Antoine Kombouaré le premier met le pied au sol, il est salué par une salve d’applaudissements. Il est suivi de Christian Karembeu qui reçoit l’ovation attendue. Puis c’est au tour d’Aimé Jacquet, d’Henri Émile et de Lionel Charbonnier de poser le pied au sol.
Gilbert Tyuienon accueille la délégation et se dirige vers le jardin, construit en un peu moins d’une semaine par les services techniques de la mairie (lire par ailleurs). Après les paroles de bienvenue et le traditionnel geste coutumier, les trois sculptures géantes retraçant la carrière de Christian Karembeu sont dévoilées par l’intéressé et ses amis.
L’heure est désormais aux remerciements puis aux discours adressés à la foule. Le moment aussi pour Aimé Jacquet de faire, sous les applaudissements nourris, l’éloge de Christian Karembeu, un homme plein de « générosité et d’humilité… Deux vertus qui nous ont menés au titre de champions du monde. »
La séance de dédicaces n’en finit pas mais le jour décline. Christian effectue un dernier tour de piste autour du jardin érigé à sa gloire, claquant une bise ici, réservant là deux ou trois mots à des proches. Il est 17 heures, la courte étape à Canala est achevée.
L’hélicoptère décolle, chacun rentre chez soi, tout simplement heureux d’avoir assisté à l’événement.
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