| Extinction de voix à Radio Maohi |
Depuis lundi 30 juin, la radio associative de Pirae ne peut plus émettre sur les îles de la Société. TDF (Télédiffusion de France) lui a coupé ses liaisons. Ainsi seules les communes de Papeete, Pirae et Arue, sur l’île de Tahiti, peuvent recevoir Radio Maohi grâce à un émetteur qui lui appartient.
Licenciement économique de trois animateurs sur les cinq employés de la radio, émission minimale sur trois communes, telle est la situation aujourd’hui pour Radio Maohi.
En cause, selon les responsables de la radio, la décision du maire de Pirae (côte est de Tahiti), Béatrice Vernaudon, de couper la subvention communale annuelle de douze millions de francs.
La radio ayant déjà un retard de paiement de près de quatre millions de francs), ce qui serait chose commune pour les radios associatives, TDF aurait réclamé son dû, à la suite de cette annonce, ce qui a plongé le média dans une situation difficile.
N’ayant pas les fonds propres nécessaires, Radio Maohi n’a pu régler ses factures et ses liaisons ont donc été coupées.
La radio doit donc trouver des revenus mais « le CSA interdit d’avoir trop de recettes publicitaires », selon les responsables de radio Maohi qui doivent trouver soit des recettes publiques, soit faire appel à des donateurs. Une difficulté supplémentaire est « l’expulsion » prochaine de la radio des locaux que lui prêtait jusque là la mairie de Pirae.
Edouard Fritch monte au créneau
Selon Édouard Fritch, ancien maire de la commune et président délégué du parti Tahoeraa, cette décision est regrettable. « La commune va perdre un outil indispensable », a-t-il déclaré. Cette radio associative à vocation communale remplissait son rôle, selon le représentant à l’assemblée et conseiller municipal de Pirae, puisque, affirme-t-il, les auditeurs, de toute sensibilité politique, avaient accès aux programme de la radio.
Répondant aux critiques sur Radio Maohi souvent présentée comme une radio de propagande du Tahoeraa huiraatira, Edouard Fritch a estimé que seulement trois heures d’émissions pouvaient être qualifiées de politique. ,
En agissant ainsi la majorité To Tatou Ai’a, dont Béatrice Vernaudon fait partie, pratiquerait « une politique de muselage de l’opposition », a ajouté Édouard Fritch.
Pour l’heure, les responsables de la radio cherchent à réunir les fonds nécessaires auprès de tous les donateurs possibles afin de relancer les émissions dans des conditions normales.
Ils espèrent ainsi réussir le pari d’être à nouveau audibles sur l’ensemble de la Société pour le mois de septembre.
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