Depuis le 1er juillet, Pascal Hertzog incarne un service de proximité lancé par la commune : celui d’écrivain public. En attendant d’être aussi présent au Val-Suzon, il lève la plume quatre matins par semaine, à la Maison du temps libre d’Auteuil.
Les Nouvelles calédoniennes : Comment voyez-vous le rôle de l’écrivain public ?
Pascal Hertzog : C’est une personne nantie d’un modeste savoir qui le met au service de tout le monde, principalement pour aider les gens qui ne savent pas rédiger un courrier. Le but, c’est en quelque sorte de prendre les ordres. Je prends des initiatives, aussi. Mais je n’impose rien. Une phrase est importante : si vous ne faites aucune démarche lorsqu’un problème se présente, vous n’obtiendrez rien. Je suis un conseiller.
LNC : A la MTL, quels services proposez-vous ?
P.H. : Toute correspondance, c’est-à-dire privée, administrative, tout ce qui est courrier officiel, et les contentieux : les problèmes avec l’administration, entre privés, des réclamations. Je fais aussi des accords à l’amiable en tant que modeste médiateur…
LNC : A qui s’adressent vos permanences ?
P. H. : A tout le monde. Ça peut être un jeune de 18 ans qui veut passer son permis de conduire, comme un monsieur de 60 ans qui veut faire valoir ses droits à la retraite. Quiconque a besoin d’un conseil et veut bien s’ouvrir, toujours dans le secret de la personne et la confidentialité.
LNC : Comment se déroule l’entretien ?
P.H. : Il suffit de se présenter à la permanence, à l’endroit et aux heures indiqués. De formuler sa demande avec documents à l’appui, si nécessaire. Je ne fais pas la lettre directement. Je prends la demande formulée et le courrier sera rédigé. La personne l’aura 24 ou 36 heures après, en fonction de la recherche nécessaire. Ou parfois, ça prend dix minutes. Ensuite, j’explique le fondement du courrier et comment je l’ai fait.
LNC : Depuis quand pratiquez-vous cette activité ?
P.H. : La déclaration officielle date du 19 décembre 2006. J’ai pris un mois ou deux avant, pour tester, et j’ai vu que ça accrochait. J’étais cadre militaire. A la retraite, c’est le seul palliatif que j’ai trouvé. Comme je suis très intéressé par la communication, le contact, ça me plaît et je me mets un peu au service des gens.
|
Sur le même sujet |
|
|
 |
A la une |
|
|
 |
|