| Paris écoute la Calédonie sur le logement social |
Le gouvernement, début juin, puis le Congrès, fin juin, à l’unanimité de ses formations politiques, s’étaient élevés contre la suppression dans la future loi-programme des mesures de défiscalisation en faveur du logement social. Ils ont obtenu gain de cause.
Ouf ! Le secrétaire d’État à l’Outre-Mer, Yves Jégo, vient de l’écrire au président du gouvernement, Harold Martin : Paris a « décidé de prendre en compte les remarques formulées par la Nouvelle-Calédonie » en matière de financement des logements.
Dans la loi-programme pour l’outre-mer que le Conseil des ministres doit examiner fin juillet, avant examen par le Parlement en octobre/novembre, les mesures initiales concernant la défiscalisation du logement social auraient été catastrophiques. Elles prévoyaient en effet une réduction des bases éligibles pour le logement social et une suppression de la défiscalisation pour le logement très social et intermédiaire. « Ce projet, avait souligné le gouvernement calédonien, remettait donc gravement en cause un dispositif de financement du logement qui conjugue actuellement les efforts de l’État, de la Nouvelle-Calédonie et des provinces, et qui a permis la construction de très nombreux logements ces dernières années. »
Maintien des emplois existants
L’argumentation calédonienne, reprise en chœur par toutes les formations politiques au Congrès, a été entendue à Paris. Le secrétaire d’État a en effet annoncé des « modifications substantielles » de la loi-programme en ce qui concerne le logement sur le territoire, pour « renforcer sensiblement le soutien de l’État en faveur de la cohésion sociale et du logement », précise Yves Jégo.
Elles vont permettre, assure de son côté Harold Martin au nom du gouvernement calédonien, de « continuer la construction des logements sociaux dont nous avons impérativement besoin et, dans une moindre mesure la construction de logements intermédiaires », ce qui permettra « de maintenir les emplois existants dans le secteur du BTP. »
Selon Yves Jégo, les nouvelles dispositions doivent également « encourager les professionnels et les investisseurs à se reporter progressivement sur les programmes du secteur social ».
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