| La belle histoire de La Foa |
Le Festival du cinéma de La Foa vient de baisser le rideau et tourne une nouvelle page de son histoire aux côtés de Patrice Leconte. Les lauréats ont été récompensés hier soir dans la salle Jean-Pierre Jeunet. Il y a des fidèles mais aussi de nouveaux jeunes talents pleins d’avenir.
Huit jours, ça passe vite. Et chaque année, c’est la même effervescence qui règne à La Foa et qui se propage jusqu’à Nouméa. Il faut dire que le président de cette dixième édition était un invité de prestige. Patrice Leconte s’est plu dans ce rôle bien mérité, lui qui s’était fait la main dans le jury des festivals de Cognac et de Cannes. « Je ferai tout pour revenir dans dix ans. Enfin, si on m’invite », dit-il d’emblée aux festivaliers. Bourré d’humour comme bon nombre de ses films, le cinéaste lance l’idée pour l’édition 2009 du thème pour le concours RFO qui devrait se porter sur « La rencontre ». Est-ce les rencontres qu’il a faites en Nouvelle-Calédonie qui l’inspirent autant ?
En présentant son film Les Bronzés 3, amis pour la vie aux cinéphiles qui avaient opté pour la place publique Guillermet, le réalisateur se veut sincère : « Je pense qu’il n’y aura jamais de Bronzés 4 mais s’il devait y en avoir un, ce sera en Nouvelle-Calédonie ».
Les fidèles sont revenus, dont certains cinéastes locaux sont là depuis le début. Non avare de conseils et d’encouragements, Patrice Leconte rassure : « Que chacun continue avec courage et ténacité. Aucun de vous ne s’est trompé en choisissant ce métier. »
« Je pense qu’il n’y aura jamais de Bronzés 4 mais s’il devait y en avoir un, ce sera en Nouvelle-Calédonie »
Avec Noir sur Blanc, Claude Beaudemoulin remporte le prix spécial du jury de la province Sud, et l’acteur principal, Paul Wamo, celui du prix d’interprétation. « Paul a porté le film sur ses épaules », salue le réalisateur qui profite de l’occasion pour rappeler que « les films que vous voyez, on les fait le soir, les week-end, après le boulot. Si on veut continuer, on a besoin d’aides. Je lance un SOS ! »
Olivier Gresse mérite lui aussi le prix du meilleur clip, le second en deux éditions, qu’il dédie cette fois à son fils. Deux jeunes réalisateurs ont raflé deux nautiles avec un film d’animation étonnant et très frais. Les nouveaux talents sont bien là. « On a retrouvé les habitués mais il y a de petits nouveaux qui gagnent des prix. Oui, on a créé un espace de création et d’expression sur la toile des grands », s’étonne Philippe Gomès devenu président d’honneur. Avant de remettre un dernier prix, à Patrice Leconte, cette fois : « Tu ne pensais pas un jour avoir un nautile d’honneur de La Foa ? »
« J’étais venu pour voir des films et décerner des prix, et pas en recevoir, même dans mes rêves les plus fous. C’est un objet très beau. » Beau comme le destin de Delphine Ollier à la pointe de la cérémonie et que son équipe a saluée avec beaucoup d’émotion. Au revoir. Et à l’année prochaine. Géraldine Pion
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