Retour à la Une du jour
samedi 4 juillet 2009  

 recherche avancée
Nos archives



LoisirsNos dossiersVie pratiqueAlbums photosNos servicesNos contacts Nouvelle-CalédonieNouméaGrand NouméaProvincesSportsPacifiqueArchivesFil RSS de l'édition du jour


  Nouvelle-Calédonie > Cour d'appel - 10/07/2008    
Retour à la page précédente - Cet article a été consulté 2019 fois
24 millions détournés en forme de « délit virtuel »
L’un des ex-fondateurs de la Calédonienne de service bancaire a fait appel de sa condamnation à 13 mois ferme et 30 millions d’amende. En piratant des cartes bancaires, il avait détourné un pactole estimé à 24 millions. Délibéré le 2 septembre prochain.

Une scolarité exemplaire, les meilleures grandes écoles (centrale Paris, université de Stanford), une trajectoire sans faute jusqu’à un « accident situationnel ». A entendre son avocat, voilà à quoi se résume la vie de Jacques Thillier, ancien cadre de la CSB (Calédonienne de service bancaire), par ailleurs cofondateur de cette société qui assure l’exploitation des moyens de paiement des banques de la place. En octobre dernier, cet homme de 51 ans, aujourd’hui reconverti dans la prestation de services, avait trouvé la main du tribunal un peu trop lourde à son goût. Raison pour laquelle il avait fait appel de sa condamnation à 23 mois dont 13 ferme et une amende de 30 millions. Une peine sanctionnant un joli tour de passe-passe informatique : en piratant des cartes bancaires, l’ex-cadre avait réussi à retirer aux guichets un joli petit pactole : 24 millions selon l’accusation, un montant que lui chiffrerait plutôt à cinq ou six millions, pas plus. L’affaire a donc été de nouveau examinée mardi par la cour d’appel.
L’accident en question  ? « Il a eu entre les mains deux clés de cryptage qu’il n’aurait pas dû avoir et qui lui ont suffi à faire voler en éclats un système de sécurité », explique son avocat, Me Frédéric De Greslan. Grâce au réseau informatique auquel il a accès, le pointu ingénieur repère les « bons clients » : des touristes fortunés ou des joueurs de casino, principalement de passage en Calédonie. Il pirate leurs coordonnées bancaires, les utilise sur des fausses cartes qu’il confectionne et enchaîne les (petits) retraits aux distributeurs automatiques, pour que l’opération passe presque inaperçue.

« Je me suis pris au jeu »

Un engrenage infernal. « Je me suis pris au jeu. Intellectuellement, c’était excitant de tromper la machine par-devant alors que je pouvais le faire par-derrière (sic) : pour cela, il m’aurait suffi d’ouvrir le distributeur pour prendre les billets. » Trop facile, pour l’ex-cadre qui assure n’avoir retiré de ses actes passés que « dégoût ». « C’était plus fort que moi. » Accessoirement, l’argent lui a aussi permis de voyager, de payer une réservation pour un terrain et aussi de « faire les courses et les pleins d’essence ». Aujourd’hui, il estime être un pestiféré dans la profession, doit lutter « contre un cartel », y compris pour ouvrir un compte professionnel. « Cette histoire, c’est l’affaire de ma vie », résume-t-il.
Une formule reprise au vol par le président de la cour. « Pour l’affaire de votre vie, on aurait attendu un peu plus de sincérité de votre part. » Allusion, selon le magistrat, à sa volonté de minimiser l’ampleur des détournements. Un argument repris par l’accusation : « on tente de nous résumer cette affaire à une pathologie, insiste Danielle Ozoux. Mais un joueur accepte de perdre. Sauf que le prévenu est toujours dans une logique de calcul. » L’avocate générale entend bien enfoncer le clou. « Aujourd’hui, il vit mieux que ceux qui sont au Camp-Est pour un cambriolage.  » Elle demande quatre ans, dont deux ferme.
Côté défense, on explique le glissement par « l’amertume d’avoir été écarté du conseil d’administration, alors qu’il s’est donné sans compter pour mettre sur pied la société ». Me Frédéric De Greslan conteste en outre le préjudice financier de la CSB, « qui n’a pas perdu un centime et a même gagné des clients ». Ajoutez à cela aucune constitution de partie civile chez les possesseurs de cartes piratées et vous obtenez le concept de « délit virtuel ». Un Kerviel local, en quelque sorte.
La cour a mis sa décision en délibéré au 2 septembre prochain.




Photothèque
Edition du 10/07/2008
 
Voir tous les articles








40 % des entreprises affirment ressentir les effets de la crise mondiale en Nouvelle-Calédonie. Partagez-vous ce sentiment ?

Oui  45%
Non  45%
Sans avis  10%
<juillet 2009>
lmmjvsd
293012345
6789101112
13141516171819
20212223242526
272829303112
3456789
Depuis le 3 janvier 2008



Horoscope

Convertisseur de devises

Transport maritime

Nos contacts

Météo

Belep
Boulouparis
Bourail
Canala
Dumbéa
Farino
Hienghène
Houaïlou
Ile des Pins
Kaala-Gomen
Koné
Kouaoua
Koumac
La Foa
Lifou
Maré
Moindou
Mont-Dore
Nouméa
Ouvéa
Ouégoa
Païta
Poindimié
Ponérihouen
Pouébo
Pouembout
Poum
Poya
Sarraméa
Thio
Touho
Voh
Yaté

 

Je m'abonne aux Nouvelles Calédoniennes

Le blog de Zoé est en ligne
Imprimer l'article  Retour en haut de la page
Copyright © Les Nouvelles Calédoniennes 2009 - Tous droits réservés - Mentions légales