| Un site au patrimoine
de l’humanité |
Outre le récif calédonien, l’Unesco a inscrit au patrimoine de l’humanité deux autres sites du Pacifique insulaire, celui du chef Roi Mata, au Vanuatu, et celui des vestiges agricoles de Kuk, en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Le « domaine du chef Roi Mata » fait l’objet d’un projet de développement touristique communautaire respectueux des traditions culturelles locales. Le chef Roi Mata vivait dans la région de Lélépa (nord-ouest d’Efaté) voici 400 ans. Sa tombe a été découverte dans les années soixante par l’archéologue français José Garanger, dans le cadre de l’une des premières expériences d’ethno-archéologie menées en Océanie.
Elle a prouvé que, conformément à la tradition orale, Roi Mata avait bien été enterré avec une quarantaine de membres de sa suite, certains tués après sa mort ou même ensevelis vivants. Le « domaine du chef Roi Mata », qui implique plusieurs communautés de la région de Lélépa, englobe les sites de Mangaas (sa résidence), la grotte de Fels et Enetok (Hat island), l’îlot ou se trouve sa sépulture.
Le domaine du Roi Mata est le premier site vanuatais inscrit au patrimoine mondial
Le domaine du chef Roi Mata est le premier bien du Vanuatu à être inscrit sur la liste de l’Unesco. Le bien est étroitement associé aux traditions orales entourant le chef et aux valeurs morales qu’il défendait. Selon l’Unesco, le site reflète la convergence entre la tradition orale et l’archéologie; il témoigne de la persistance des réformes sociales du Roi Mata qui ont mis fin à des conflits qui restent encore d’actualité pour les habitants de la région.
Le site papou de Kuk, lui, comprend 116 hectares de marécages, à 1 500 mètres d’altitude, qui ont été cultivés presque continuellement depuis 7 000, voire 10 000 ans. Le site présente des vestiges archéologiques bien conservés montrant l’évolution technologique qui a transformé la simple exploitation des plantes sauvages en véritable agriculture, il y a environ 6 500 ans.
C’est un excellent exemple d’évolution des pratiques agricoles à travers les âges depuis la culture sur des buttes jusqu’au drainage des marécages par le creusement de fossés avec des outils en bois.
Kuk est l’un des rares endroits au monde où des vestiges archéologiques montrent un développement indépendant de l’agriculture sur sept à dix millénaires.
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