| Du renfort pour le passage à la nouvelle adresse |
Elles sont quatre à sillonner la commune en même temps que les facteurs. Pour accélérer le passage à la nouvelle adresse, ces vacataires répertorient tous les problèmes rencontrés.
Depuis le début de la semaine, des vacataires accompagnent les facteurs dans leur tournée. Employées par la mairie, ces quatre femmes ont pour mission de répertorier tous les problèmes liés à l’adressage, lancé il y a plus d’un an et toujours pas opérationnel. « Nous avons décidé de mettre le paquet, avoue Jean-Paul Fong, adjoint au maire chargé de l’urbanisme, pour que les gens récupèrent leur plaque et fassent parvenir leur nouvelle adresse aux principaux services. Nous avons même installé un logiciel à la mairie annexe pour que les gens puissent les y récupérer. » Car le temps presse. Au 1er octobre, les facteurs n’assureront plus la double distribution du courrier, délai maintes fois rallongé.
« C’est très difficile, depuis dix-huit mois, pour les facteurs de faire leur travail correctement. Et les gens ne comprennent pas pourquoi il y a du retard dans le courrier », affirme Lynda William, chef d’agence de la poste à Koutio. Car, bien souvent, dans le libellé, l’ancienne et la nouvelle adresse sont mélangées.
Quatre animatrices de la caisse des écoles ont donc été détachées par la municipalité de leur mission habituelle. Avec les facteurs, elles recensent tous les types de problèmes possibles : les habitants qui ne sont pas venus chercher leur plaque bleue, ceux qui ne l’ont pas installée, ceux qui ont une mauvaise plaque ou encore aucun nom sur leur boîte aux lettres. Chaque vacataire distribue dans les boîtes aux lettres un document expliquant l’utilité de se mettre en règle pour bien recevoir son courrier.
« Certaines rues n’ont même pas de nom »
Un travail long et loin d’être inutile puisque des rues entières restent sans aucune plaque bleue, comme la rue Marie-Curie, dans le lotissement Secal de Koutio. « Certaines rues n’ont même pas de nom, relève Jean-Marie, l’un des cinq facteurs de la commune. Nous n’avons pas non plus attendu l’aide de la mairie. Quand l’adresse n’est pas bonne, on distribue au nom parce qu’on connaît les personnes. »
« Il y a eu des rues récemment dénommées dont la plaque n’a pas pu encore être posée, confirme Jean-Paul Fong. D’autres ne sont plus visibles également. » Autant d’informations que les vacataires sont chargées de reporter sur des plans, secteur par secteur.
Problème, certains habitants ne voient toujours pas l’utilité d’apposer leur nouvelle plaque, comme cette habitante de la rue Becquerel : « Si on la met pas, on a une amende ? »
Bref, le message a du mal à trouver destinataire.
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