| Une cérémonie très attendue chez les pompiers |
Passages de grade, distinctions, le centre de secours était en ébullition, vendredi. Les deux hommes grièvement blessés en 2006, lors d’une intervention, ont reçu les honneurs, deux ans après.
Au centre de secours de Dumbéa, difficile d’oublier la date du 18 juin 2006. Ce soir-là, une équipe s’active auprès d’une voiture accidentée près du pont de Carrefour quand l’intervention tourne au cauchemar. Une deuxième voiture déboule à plus de 100 km/h, percute l’un des pompiers et en blesse un autre en s’encastrant dans le véhicule où il se trouve. Le conducteur décède un peu plus tard à l’hôpital.
« Un minimum de reconnaissance »
Vendredi midi, lors d’une cérémonie qui coïncidait avec la visite officielle du haussaire sur la commune, les deux autres victimes de ce suraccident ont enfin reçu la médaille des actes de courage et de dévouement. Yves Dassonville et le nouveau maire, Georges Naturel, l’ont remise successivement à Steeve Paralet et Rémi Gallina.
Ce volontaire heurté de plein fouet par la voiture n’était pas retourné à la caserne depuis. Un peu plus de deux ans après, il a beaucoup perdu, n’en a pas fini avec les opérations et se trouve toujours en invalidité. « La médaille, c’est un minimum de reconnaissance », apprécie celui qui ne pourra sans doute plus jamais servir comme pompier. Il regrette simplement que le troisième collègue présent ce soir-là n’ait pas été associé à la cérémonie : « On est deux à avoir été blessés dans l’accident, mais on était une équipe de trois personnes et c’est dommage qu’on n’ait pas tous été récompensés. »
Dans un autre genre, mais toujours avec quelques années de retard, l’adjudant-chef Patrick Pouperon s’est vu décerner la médaille d’honneur régionale, départementale et communale en argent. Elle marque vingt années de service… alors qu’il en fêtera bientôt vingt-cinq ! Il devrait d’ailleurs prendre officiellement le commandement des pompiers dumbéens cette semaine.
Un peu plus tôt, ce sont dix volontaires qui, l’un après l’autre, se sont vu signifier leur passage de grade. Aujourd’hui, le centre de secours installé à Auteuil compte quarante-six hommes et femmes, seize professionnels et trente volontaires.
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