Retour à la Une du jour
mardi 2 décembre 2008  

 recherche avancée
Nos archives
Si vous ne voyez pas la publicité,
cliquer ici pour télécharger le lecteur Adobe Flash



LoisirsNos dossiersVie pratiqueAlbums photosNos servicesNos contacts Nouvelle-CalédonieNouméaGrand NouméaProvincesSportsPacifiqueArchivesFil RSS de l'édition du jour


  Dossier > 20 ans d'accord - 18/06/2008    
Retour à la page précédente - Cet article a été consulté 671 fois

Tous les articles du dossier : 20 ans d'accord

« Miracle » économique dans le sillage du nickel
Dans la foulée du nickel et des grands chantiers, la Nouvelle-Calédonie affiche une croissance économique
de l’ordre de 5 %. L’année 2007 a été exceptionnelle. Le chômage se fait résiduel, l’argent de la fiscalité rentre à flots et finance les réformes sociales. La paix profite à l’économie.


Sur le site de l’usine du Nord, que la Brousse attend depuis quarante ans, les travaux ont enfin commencé.
Que de temps perdu à cause des lois Billotte…



«Une société, c’est une économie, c’est très complexe, cela ne se joue pas sur quelques années, disait Alain Christnacht après la signature de l’accord de Nouméa. Vingt ans, c’est un horizon dégagé pour les investisseurs, le développement, le rééquilibrage. »
Le nickel, dont les cours se sont envolés depuis six ans (de 3 à 11 dollars la livre en moyenne de 2002 à 2006, 23 dollars la livre en pic historique en avril 2007), reste plus que jamais l’épine dorsale de l’économie calédonienne. Si les accords politiques de la minuscule Nouvelle-Calédonie ne sont pour rien dans la demande accrue de l’Inde et de la Chine qui dope le marché, la stabilité a incontestablement favorisé les investissements.
La SLN a consacré 33 milliards au projet 75 000 tonnes, sans compter le renouvellement annoncé de la centrale de Doniambo. Sur le gigantesque chantier de l’usine du Sud, Goro Nickel a employé jusqu’à 2 700 Calédoniens et a confié quelque 70 milliards de travaux à des entreprises locales, issues pour certaines du monde kanak. L’usine du Nord enfin, promise à la Brousse depuis quarante ans, défendue bec et ongles par la province depuis dix ans, commence d’ores et déjà à prendre le relais, les premières fusions étant prévues en 2011. Sa construction a fait l’objet, en octobre 2007, d’un engagement « irrévocable et irréversible » de Xstrata, ponctué en novembre d’un « accord de projet » voté à l’unanimité au Congrès.
La Nouvelle-Calédonie tire un triple profit de cette conjoncture favorable : par l’activité des chantiers, par la fiscalité nickel (les 50 milliards de bénéfices de la SLN en 2007 vont générer 20 milliards d’impôts et taxes) et enfin par les dividendes des 34 % d’actionnariat que les trois provinces détiennent désormais dans la société via la STCPI. Cette conjoncture va donner au rééquilibrage, globalement réussi aux plans de la gestion politique et des infrastructures publiques, l’élan qui lui manque en matière d’économie et fait que, paradoxalement, la Brousse et les Îles continuent de se vider au profit du Sud.

Pratiquement le niveau du plein-emploi

Enfin, le boom du nickel, conforté par l’activité soutenue du BTP, permet à la Calédonie d’atteindre pratiquement le niveau du plein-emploi, dans une croissance à 5 %. 2007 est à cet égard l’année de tous les records, avec un taux de couverture des importations par les exportations de 73 %, un seuil sans équivalent pour une économie insulaire.
Les chiffres sont éloquents sur deux décennies. Alors que le produit intérieur brut par habitant avait baissé de 0,8 % en moyenne annuelle entre 1973 et 1986, il a évolué à la hausse sur un rythme annuel de 1,9 % entre 1987 et 2004. Ce qui, avant même le coup de fouet à l’économie donné par l’usine du Sud, plaçait la Nouvelle-Calédonie au 3e rang dans le Pacifique (2e à partir de 2007). Toujours en 2004, le territoire se situait au 32e rang mondial (sur 177 pays) selon l’Indicateur de développement humain (IDH) qui tient compte du PIB par habitant et d’indices d’éducation et de santé. Comparativement, Tonga est classé 63e, le Samoa occidental 75e, Fidji 81e, les Salomon 124e, le Vanuatu 129e et la Papouasie 133e.
Derniers chiffres enfin pour illustrer l’actuel « miracle économique », celui du budget primitif de la Nouvelle-Calédonie : 43 milliards en 1988, 158 milliards en 2008, soit plus du triple, la plus large part allant directement aux provinces. Avec le budget supplémentaire, le budget total 2008 du pays dépassera les 200 milliards.

 



Albums photos


Edition du 19/07/2008
 
Voir tous les articles







<décembre 2008>
lmmjvsd
24252627282930
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930311234
Depuis le 3 janvier 2008



Horoscope

Convertisseur de devises

Transport maritime

Nos contacts
Si vous ne voyez pas la publicité,
cliquer ici pour télécharger le lecteur Adobe Flash


Météo

Belep
Boulouparis
Bourail
Canala
Dumbéa
Farino
Hienghène
Houaïlou
Ile des Pins
Kaala-Gomen
Koné
Kouaoua
Koumac
La Foa
Lifou
Maré
Moindou
Mont-Dore
Nouméa
Ouvéa
Ouégoa
Païta
Poindimié
Ponérihouen
Pouébo
Pouembout
Poum
Poya
Sarraméa
Thio
Touho
Voh
Yaté

 

Je m'abonne aux Nouvelles Calédoniennes

Les annonces des Nouvelles Calédoniennes
Imprimer l'article  Retour en haut de la page
Copyright © Les Nouvelles Calédoniennes 2008 - Tous droits réservés - Mentions légales