La journée Jeun’espoir organisée dimanche, par la municipalité, a attiré quelque 260 jeunes, bien au-delà de la tranche des 16-30 ans qui avait été fixée. Les sportifs en herbe n’attendaient que ça et les associations espèrent que le rendez-vous sera désormais régulier.
Sur le papier, il y avait les règles, avoir entre 16 et 30 ans, troquer ses claquettes et venir chausser de baskets. Même si elles n’ont pas toujours été respectées, tout le monde a été accepté afin de participer dimanche à la journée Jeun’espoir organisée pour la première fois par la ville. Au final, près de 260 jeunes se sont initiés à une vingtaine de disciplines sportives réparties entre les plateaux et complexes d’Auteuil et de Katiramona.
Dans l’esprit des Jeux Olympiques et surtout des futurs Jeux du Pacifique, ils ont servi au tennis, smashé au volley, marqué des paniers, tiré ou pointé la boule de pétanque, couru après le ballon de foot en salle, pour ne citer que ces quelques sports, le tout sous les couleurs d’un pays du Pacifique. Et même si les participants sont arrivés au fur et à mesure de la journée, ils ont adoré, quel que soit l’âge :
« C’était choc!, commente Rodrigue, 15 ans, habitant de Katiramona, en repartant du golf avec ses copains. On a fait des activités que l’on n’a pas l’habitude de faire comme du paintball, du beach-volley, de l’athlétisme. D’habitude on ne fait rien, on va à la rivière, c’est tout ! Maintenant, j’aimerais bien faire du paintball en club. » D’autres anciens sportifs en ont profité pour renouer avec le sport : « Je faisais du hand avant, précise Suzanne, 24 ans. C’est super, cette journée, parce que ça permet aussi aux adultes jusqu’à 30 ans qui n’ont plus l’occasion de faire du sport de pratiquer ! » Ou de découvrir de nouvelles disciplines, comme pour Jon, joueur de volley : « Il faudrait faire ça vraiment souvent et garder à l’esprit de s’amuser. »
« Ce type de journée, c’est ce qui nous manque sur le nord de la commune, où il n’y a pas les infrastructures qu’il faudrait »
Bref, tout le monde semble avoir apprécié y compris les associations et les clubs : « Ça fait sortir les gamins des quartiers, et réunit toutes les ethnies, toutes les classes sociales et ça nous permet de faire découvrir notre sport qui est assez méconnu », analyse Arnaud Beauvois, président de l’association de futsal de Duméa. Et bien sûr, ils en redemandent : « Ce type de journée, c’est ce qui nous manque sur le nord de la commune, où il n’y a pas les infrastructures qu’il faudrait, ajoute, entre deux coups de sifflet, Jean-Bernard Fuller, entraîneur d’athlétisme et de basket. Là, il y a des gens de tout âge, même des pères de famille, qui n’ont jamais joué au basket et qui s’intègrent sans problème dans le jeu. » Du côté de la municipalité, organisatrice avec le concours du CTOS, on est plutôt satisfait : « C’est un rendez-vous que nous voulons renouveler chaque année, répète le maire, Georges Naturel. Nous espérons former des bénévoles pour les Jeux du Pacifique car des épreuves auront lieu sur la commune, mais aussi avoir un maximum de sportifs de Dumbéa qui représenteront la commune. » Mais pour que la commune sorte son épingle des Jeux, il faudra sans doute que les amateurs de sport franchissent le pas de s’inscrire dans un club.
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