| Didier Leroux : « Trahison » |
« L’ultime démarche » n’a servi a rien. Avec Isabelle Ohlen, Didier Leroux s’est rendu lundi à la province Sud pour y rencontrer les « dissidents » et leur « tendre la main » dans la perspective du renouvellement du bureau du Congrès. En vain, a-t-il précisé hier en conférence de presse. La tendance Gomès, explique-t-il, lui a clairement indiqué qu’elle entendait, ce matin au Congrès, « dénoncer l’accord-cadre, présenter un candidat à la présidence et créer un nouveau groupe ».
Pour Didier Leroux, cet accord-cadre, présenté comme le nœud d’un problème politique, n’est qu’un faux prétexte. Un an après, il estime qu’il se justifiait par la nécessité de préserver la stabilité des institutions, pour permettre à l’Avenir ensemble de conserver le gouvernement après la démission de Marie-Noëlle Thémereau. Ce n’était possible qu’avec les voix du Rassemblement, et c’était le prix à payer pour continuer à mener, dans l’exécutif, une politique Avenir ensemble. D’ailleurs, rappelle Didier Leroux, Philippe Gomès a participé « à la virgule près » à la négociation de cet accord qui a ensuite été avalisé par le conseil territorial de l’Avenir ensemble.
Pour le président du parti, la dénonciation de cet accord n’est donc qu’un « mauvais prétexte mis en avant pour marquer la soif de pouvoir d’un seul homme, car il n’existe aucune raison sérieuse de le dénoncer ». La parole donnée, affirme-t-il, engage donc les signataires jusqu’en mai 2009. Et il ajoute qu’il a obtenu de Pierre Frogier l’assurance que, dans ce cadre, les textes sur les signes identitaires seront bien mis à l’ordre du jour.
Par la faute de Philippe Gomès, insiste Didier Leroux, « les électeurs qui ont voté pour nous en 2004, et qui ont fait de nous la principale force non indépendantiste du Congrès, auront le droit de s’estimer trahis car l’Avenir ensemble ne constituera plus un groupe et ne sera plus représenté dans les commissions. Par sa faute, l’Avenir ensemble va perdre la 1re vice-présidence du Congrès qu’occupait Isabelle Ohlen, et selon toute vraisemblance, ce poste important reviendra à un indépendantiste. »
Bien qu’il ne se veuille pas « le président d’un seul clan » mais celui de tous ceux qui se reconnaissent dans la ligne initiale du parti, qui, dit-il, n’a pas changé, Didier Leroux estime pour finir que « l’aventure personnelle » de Philippe Gomès aura finalement pour conséquence « de faire disparaître le groupe Avenir ensemble au Congrès, de refaire du RPCR la première force non indépendantiste et de reconstituer les deux blocs qu’il prétendait vouloir éviter ».
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